Tour de France : Michael Woods continue malgré deux côtes cassées

Tour de France : Michael Woods continue malgré deux côtes cassées©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le vendredi 19 juillet 2019 à 14h47

Pris dans une chute collective mercredi durant la onzième étape du Tour de France, Michael Woods (EF Education-First) souffre de deux côtes cassées depuis. Après des examens jeudi, le Canadien a tout de même décidé de continuer le Tour de France.

La fin du Tour de France va mettre son courage et sa résistance à l'épreuve. Après des examens passés jeudi à l'issue de la douzième étape du Tour de France, Michael Woods (EF Education First) a appris qu'il souffrait de deux côtes cassées. Le Canadien, pris dans une chute dans le final de la onzième étape entre Albi et Toulouse, a tout de même décidé de poursuivre l'aventure. Un épisode qui avait notamment contraint Niki Terpstra (Total-Direct Energie) à l'abandon. Mais Michael Woods s'est vu relativement rassurant alors que les sommets pyrénéens et alpins se profilent : « Les fractures sont propres, il n'y a pas besoin d'opération donc j'ai le feu vert pour continuer ». Le coéquipier de Rigoberto Uran joue de malchance puisqu'il était déjà tombé lors de la huitième étape entre Mâcon et Saint-Etienne, entraînant une partie de l'équipe Ineos avec lui.

Woods sur les traces de Craddock ?

Troisième des championnats du monde en septembre dernier à Innsbruck derrière Alejandro Valverde et Romain Bardet, le coureur de 32 ans pointe actuellement à la 51eme place du général à plus de trente minutes de Julian Alaphilippe, avant le contre-la-montre individuel de Pau vendredi. Cette mésaventure n'est pas sans rappeler les déboires de son coéquipier Lawson Craddock sur les routes du Tour de France l'année dernière. Le coureur américain, tombé dès la première étape à Noirmoutier, avait connu trois semaines de galère à l'arrière de la course, ne quittant jamais sa place de lanterne rouge jusqu'aux Champs-Elysées. Une première dans l'histoire de la Grande Boucle. Obstiné et nominé parmi les prétendants au titre de super combatif du Tour, il avait refusé de jeter l'éponge alors qu'il souffrait d'une omoplate fêlée et d'une arcade sourcilière explosée, terminant la course à plus de 4h30 du vainqueur Geraint Thomas.

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