Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 09 juillet 2025 à 15h48
Peut-être les managers eux-mêmes devraient-ils aussi se questionner sur leur propre agitation...
Jean-René Bernaudeau, manager de l'équipe TotalEnergies et vieux briscard du Tour de France (et du cyclisme en général), a son idée sur la prédominance de ces chutes de plus en plus violentes (pour Cyclismactu.net) : "Déjà, vous n'avez pas le droit de conduire avec un téléphone, et nous on a le droit de parler au coureur dans l'oreillette... Alors moi, je supprimerais déjà l'oreillette immédiatement, parce qu'on tombe en ligne droite et il faut toujours remonter..."
Bernaudeau : "Développons le capitanat dans les équipes, pour qu'il y ait le conflit générationnel"
Le sujet est régulièrement évoqué par tous les consultants en général, à plusieurs reprises déjà sur France TV ou Eurosport depuis le début du Tour, que ce soit Jacky Durand, Laurent Jalabert, Thomas Voeckler ou encore Yoann Offredo. Et pour Jean-René Bernaudeau, s'il y aurait aussi bien d'autres choses à ajuster au niveau du matériel, c'est donc bien ce dispositif qui pose problème en premier lieu : "Il y a des témoignages qu'on entend, quand il y a des changements de direction, je peux vous assurer que tout le monde dit la même chose au même moment. Donc laissons faire les coureurs, cultivons l'intelligence, cultivons les groupes et développons le capitanat dans les équipes, pour qu'il y ait le conflit générationnel."
Car lesdites oreillettes sont liées, bien sûr, aux enjeux de plus en plus forts, ce qui peut provoquer ce cocktail explosif : "Un jeune coureur de 21 ou 22 ans sait très bien qu'en faisant l'intérieur, en faisant tomber, il peut aller chercher un contrat à un million. Mais ce même coureur, quatre ans après, peut être papa et sera raisonnable, donc il y a tout ça, ce conflit générationnel." L'ancien coureur, qui a fêté mardi ses 69 ans (troisième de la Vuelta 1978, cinquième du Tour 1979 et meilleur jeune), plaide donc pour ce système de capitaines d'équipe qui se parleraient entre eux au sujet de leurs éléments les plus fougueux et/ou dangereux. Suffisant pour faire changer les choses ? La réponse est sans doute, malheureusement, dans la question.










