Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 13 juillet 2026 à 10h42
La famille Van der Poel, de Raymond à Mathieu en passant par Adrie, a accroché à son palmarès une onzième étape du Tour de France.
C'était une étape 100% corrézienne dimanche, et donc particulière pour Mathieu van der Poel, en ça que son grand-père Raymond Poulidor était une incarnation du département. Sa victoire n'en fut que plus belle : "J'ai toujours une pensée pour lui quand je suis sur le Tour. On lui rendait visite chaque été, j'ai grandi un peu avec ça. Malheureusement il ne m'a jamais vu courir ce Tour, je trouve toujours ça dommage, mais il aurait certainement été fier de mes succès." Et la filiation est en perpétuel renouvellement, c'est l'histoire de la vie, puisque Roxanne est enceinte de trois mois et n'a pas manqué de fêter ça à l'arrivée avec le futur papa "MVDP".
"Sur les premières étapes, il n'avait pas envie..."
Exactement 64 ans jour pour jour après la première victoire d'étape de Raymond Poulidor sur le Tour, le 12 juillet 1962 à Aix-les-Bains, le challenge était évident pour le phénomène Mathieu van der Poel. Et si "Poupou" était son grand-père maternel, rappelons que le Néerlandais est aussi le fils de l'ancien coureur Adrie, tout sourire à Ussel (pour L'Equipe) : "Moi j'étais un malin, lui c'est un costaud."
Qui fonctionne à l'instinct et à l'envie, son père reste mieux placé que quiconque pour l'expliquer encore et encore : "Il est capable de faire de grandes choses seulement s'il a envie. S'il n'a pas envie, personne ne peut le faire changer d'avis. Et sur les premières étapes, il n'avait pas envie... Il n'y a pas d'explication, il disait que c'était trop dur. Et ces trois derniers jours, il a retrouvé cette envie. Il a vraiment besoin d'étapes qui lui conviennent bien. Je lui ai dit que les étapes les plus faciles à gagner pour lui étaient sûrement passées, mais en fait, quand la pression est la plus élevée, c'est lui qui se débrouille le mieux et qui gagne." La troisième victoire de sa carrière sur le Tour après 2021 et 2025, soit déjà la moitié du total de son grand-père - et désormais une de plus que son père (en 1987 et 1988).











