Mathieu Armand, Media365 : publié le lundi 13 juillet 2026 à 13h52
Lors de la 9e étape du Tour de France, UAE Team Emirates-XRG a roulé une grande partie de l'étape derrière l'échappée. Une tactique qui a agacé certains directeurs sportifs et étonné certains coureurs.
Mathieu Van der Poel s'est imposé à Ussel dimanche, lors de la 9e étape du Tour de France. Le peloton est arrivé seulement six secondes derrière les quatre premiers, notamment en raison d'UAE Team Emirates-XRG qui a roulé toute la journée. À cause du tempo des coéquipiers de Tadej Pogacar l'échappée n'a jamais pu prendre le large et plus de deux minutes d'avance sur le peloton. Le directeur sportif de l'équipe Movistar, José Joaquín Rojas, s'est agacé après l'étape. Il comptait un homme dans l'échappée qui a été repris par le peloton quand les coéquipiers du maillot jaune ont accéléré. « Je pense qu'au bout du compte, cela gâche une partie du spectacle », a déploré l'ancien cycliste professionnel.
Selon lui, le vainqueur du Tour de France est « déjà pratiquement connu », en parlant de Pogacar et de son équipe « la plus écrasante et la plus dominante que nous ayons vue ces dernières années ». « Je n'arrive pas à comprendre », a-t-il lancé. Il assure que « 85 % des autres directeurs sportifs » partageaient son incompréhension face à cette tactique « absurde ». « Ce qu'il s'est passé hier et les jours précédents, ça va beaucoup nous coûter à tous d'essayer de comprendre », a ajouté l'ancien coureur Movistar.
Des coureurs étonnés
Du côté du reste du peloton, c'est l'incompréhension qui prend le dessus. « Je suis quand même content que l'échappée aille au bout parce que je n'ai vraiment pas compris pourquoi UAE roulait derrière », a lancé Alex Baudin, échappé et 4e de l'étape à l'arrivée.
« UAE a roulé fort pour maintenir 1' ou 1'40... Je n'ai pas trop compris pourquoi parce qu'au final, ça a juste incité INEOS et Lidl-Trek à rouler pour un regroupement et jouer le sprint », s'est étonné Nicolas Prodhomme, équipier de Paul Seixas chez Decathlon CMA CGM. « Même Tadej, à un moment, voulait se mettre entre Red Bull-Bora Hansgrohe et nous pour se mettre un peu plus à l'abri et il n'était pas si content que ça. Je ne sais pas si ses coéquipiers roulaient trop fort ou quoi, mais ça a posé beaucoup de questions. On a essayé de prendre un peu la température pour savoir s'ils voulaient attaquer dans la dernière bosse. Même à la radio, on ne comprenait pas », a ajouté le Français.
De son côté, l'équipe de Tadej Pogacar a justifié cette tactique pour limiter les attaques dans le peloton, « calmer le jeu », mais aussi surveiller des coureurs qui jouent le classement général.











