Tour de France - Groupama-FDJ/Madiot : " On repart au charbon "

Tour de France - Groupama-FDJ/Madiot : " On repart au charbon "©Media365

Alexis Petit, publié le mardi 16 juillet 2019 à 17h13

Depuis plusieurs jours déjà, Marc Madiot invitait à la prudence, répétant après le bon début de Tour de Thibaut Pinot que la course ne faisait que commencer. La déconvenue de son leader lundi ne l'a pas incité à changer son fusil d'épaule. Le manager de Groupama-FDJ reconnait la faute de ses coureurs, mais assure que rien n'est encore joué.

Marc Madiot a suffisamment de Tours de France au compteur pour ne pas tirer de conclusions trop hâtives. A la tête de son équipe depuis 1997, le manager français sait à quel point les sensations peuvent évoluer sur une course de trois semaines : "J'ai eu un peu peur ce matin en lisant les journaux et en consultant les sites spécialisés. J'avais l'impression que se préparait à un enterrement. On est bien en vie. Le vélo, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend... Hier (lundi), ça descendait..."

Madiot : "On a une petite boule à l'estomac"

Le double vainqueur de Paris-Roubaix a reconnu aussi qu'il a fallu un peu de temps pour digérer la déception et repartir de l'avant : "Il y a eu une erreur collective qui a coûté cher. Il faut l'accepter, c'est la loi du sport, la loi de la course. Oui, on a une petite boule à l'estomac. Oui, on a une petite déception." Pour mieux rebondir ? C'est en tout cas la tendance du côté de Groupama-FDJ : "La course continue, il ne faut pas s'arrêter à un rond-point mal négocié, à la difficulté sur un coup de bordure. Il n'y avait pas de place pour tout le monde, cela ne s'est pas passé comme on le voulait. On repart à l'attaque, on repart au charbon."

Madiot : "Le Tour n'est jamais comme dans un rêve"

Marc Madiot s'est même laissé aller à une métaphore : "Si on était dans le foot, à la mi-temps d'un match de Ligue des champions, je dirais qu'on est menés 1-0, ce n'est pas la fin du match. Il y a de nombreux exemples dans le sport où rien n'est terminé tant que la compétition n'est pas arrivée à son terme. Le Tour n'est jamais linéaire. Le Tour n'est jamais comme dans un rêve." La haute montagne va maintenant se dresser devant le peloton, et ce n'est pas pour déplaire à l'emblématique patron de l'équipe française : "On veut toujours faire un grand Tour de France. Dix étapes ont été effectuées. Il en reste dix. Les plus difficiles, ça tombe bien, c'est notre terrain."

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