Tour de France (F/E3) : Vollering choquée, la FDJ-Suez en colère

Tour de France (F/E3) : Vollering choquée, la FDJ-Suez en colère ©Icon Sport, Media365
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Thibaut Simon, Media365, publié le lundi 28 juillet 2025 à 19h45

Favorite, Demi Vollering est tombée lourdement ce lundi à l'occasion de la 3e étape du Tour de France Femmes.

La 3e étape entre Le Gacilly et Angers a, certes été marquée par la victoire au sprint de Lorena Wiebes, mais également par le chute du peloton dans lequel s'est retrouvé Demi Vollering à 3,5 km de l'arrivée. Dans un virage, une partie des coureuses s'est couchée au sol et la Néerlandaise de la formation FDJ-Suez en a subi les conséquences. Si son arrivée, six minutes après Wiebes, n'a rien changé au classement en raison de la règle des cinq kilomètres où toutes les coureuses ont finalement terminé dans le même temps que la gagnante du jour, les conséquences sont ailleurs. D'une part au niveau physique. Demi Vollering est touchée à la fesse gauche et au genou et devra passer des examens pour savoir si elle peut continuer l'aventure sur le Tour de France Femmes 2025. D'autre part, cette chute n'a pas plu au directeur de la formation tricolore, Stéphen Delcourt, très en colère contre le peloton à la fin de l'étape. Annoncée comme la favorite de cette Grande Boucle, la Néerlandaise est désormais incertaine pour la suite.

« Il y a un vrai manque de respect dans le peloton »

Choquée, touchée physiquement, Demi Vollering a terminé la course aux côtés d'Amber Kraak et Juliette Labous, ses coéquipières à la FDJ-Suez. Il faudra attendre les résultats des examens médicaux pour évaluer réellement la gravité des blessures. Pour Stéphen Delcourt, patron de la formation française, le peloton a manqué de respect à la Néerlandaise, ainsi qu'aux coureuses de manière générale. Une prise de risque importante dans un virage, qui n'avait peut-être pas lieu d'être. Le directeur de la FDJ-Suez n'a pas caché sa colère après la course. « Je voudrais juste souligner quand même qu'il y a un vrai manque de respect dans le peloton. On l'a dit sur le Tour de France masculin aussi, mais on a vu des comportements de certaines équipes où il n'y a plus de respect des leaders, il n'y a plus de respect de certaines sprinteuses et j'aimerais passer un vrai coup de gueule parce qu'avec ASO (l'organisateur de la course) on l'a dit ce matin : les athlètes elles-mêmes créent des dangers. » Agacé par la situation, Delcourt estime que le comportement observé à l'arrivée sur Angers aurait pu anéantir le Tour de France des coureuses. Sans doute marqué, lui aussi, par la chute de Vollering, le directeur a voulu rester positif. « On va rester positif, mais il faut vraiment que toutes les équipes fassent attention, on ne joue pas notre vie quand même ici », a-t-il conclu.

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