Tour de France (E9) : Les réactions

Tour de France (E9) : Les réactions©Media365
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Rédaction Sport365, publié le dimanche 14 juillet 2019 à 19h55

A l'issue de la 9eme étape du Tour de France, dimanche entre Saint-Etienne et Brioude, remportée par le Sud-Africain Daryl Impey, découvrez les principales réactions, et notamment celle du maillot jaune Julian Alaphilippe.

Daryl Impey (AFS/Mitchelton-Scott, vainqueur de l'étape)

« C'est une victoire formidable, la plus belle de ma carrière. L'étape a été dure dès le début, il y avait beaucoup de coureurs forts dans l'échappée. Cela s'est joué dans la dernière côte quand Tiejs (Benoot) a attaqué, j'ai vu Nicolas Roche partir aussi. J'ai pu revenir au prix d'un effort très dur. »

Tiesj Benoot (BEL/Lotto-Soudal) - 2eme de l'étape

« Je suis déçu. J'étais bon aujourd'hui mais j'étais avec le coureur le plus rapide de l'échappée, c'était difficile. J'ai été surpris de le voir revenir dans la dernière côte. Pour moi, il aurait été préférable d'avoir une arrivée en bosse. Le bon côté, c'est que les jambes sont de nouveau là après une journée difficile. Je vais essayer de nouveau. Le Tour est encore long. »

Julian Alaphilippe (FRA/Deceuninck-Quick Step) - Maillot jaune

« Ça s'est très très bien passé aujourd'hui (dimanche). Il y a une eu échappée parfaite, avec un beau scénario avec des coureurs pas dangereux pour le maillot jaune. On a laissé filer. On a même laissé prendre beaucoup d'avance pour montrer qu'on n'allait pas tout faire pour ramener le peloton sur l'échappée. Mes coéquipiers ont fait un beau travail toute la journée. On a eu un final encore difficile, avec une attaque de Romain Bardet qui a fait mal à tout le monde. Mais voilà, je suis content d'avoir passé ce 14 juillet en jaune. C'est vrai que c'était un départ pas facile avec une bosse. Mes coéquipiers, ce sont plus de gros rouleurs que des grimpeurs et tout le monde étaient un peu à bloc. Donc s'il y avait des gros groupes qui partaient, il fallait que je suive pour qu'il n'y ait pas le feu à la baraque (sic). Donc voilà, j'ai suivi, j'ai évité les chutes. Une fois que le bon coup est parti, c'était juste parfait. (Sur sa forme). Je me sens au top. Je ne me suis jamais senti comme ça sur le vélo. (Concernant les sollicitations inhérentes au maillot jaune). C'est le Tour, c'est comme ça. Je rentre un peu plus tard que mes coéquipiers à l'hôtel mais je ne peux pas m'en plaindre. C'est incroyable, j'en profite et je me fais plaisir. Je continue de prendre les jours les uns après les autres. (Sur l'engouement) C'est incroyable, c'est de mieux en mieux. Le soutien de la part du public, il est incroyable, ça fait chaud au cœur. J'ai encore entendu mon prénom toute la journée. Un grand merci à tous. C'est que du bonheur. »

Romain Bardet (FRA/AG2R-La Mondiale)

« J'ai essayé de saisir les opportunités comme elles sont venues, sur des routes que je connais bien. Malheureusement, j'ai beau bien connaître les routes, je ne maîtrise pas encore la direction du vent. Donc on s'est vite retrouvés vent de face avec Richie (Porte). C'est surtout dans le comportement. C'est de cette façon que je veux aborder cette deuxième partie de Tour. On va se battre jusqu'à la fin. Même si l'entame n'a pas été bonne. Je suis déterminé à me battre. »

Thomas : « Il fallait faire attention à Bardet »

Nicolas Roche (AUS/Team Sunweb)

« Mon plan, c'était de tout donner dans la dernière ascension et devoir comment cela allait par la suite. Je savais que si les gars plus puissants étaient avec moi, j'aurais perdu de toute façon. Le problème, c'est que lorsque l'on a traversé la ville, ils ont essayé d'exercer une légère pression. Lorsque Tiesj Benoot est parti, je n'avais pas l'explosivité dans les jambes qui me permettait de combler l'écart. Je suis resté quelques secondes derrière, essayant de me défendre, mais j'ai alors réalisé que le groupe derrière moi revenait rapidement. Je les attendais et j'essayais de récupérer mais je n'avais plus d'énergie. J'ai eu ma chance aujourd'hui (dimanche) et malheureusement, je n'ai pas obtenu le résultat que je voulais, même si la sixième place n'est pas si mal. »

Geraint Thomas (GBR/Ineos)

« Nous devions évidemment être attentif à l'attaque de Romain Bardet. Il est assez loin mais (George) Bennett et Richie Porte étaient présents. Vous ne voulez pas leur donner de temps à tous les trois gratuitement. Mes coéquipiers le contrôlaient très bien et le fermaient assez rapidement. À part ça, ce fut une journée sans stress et une belle balade à la fin. Nous avons une bonne ambiance dans l'équipe et nous roulons bien ensemble. Nous sommes dans une position décente et nous avons pris un bon départ. Nous allons essayer de la maintenir et de profiter d'un peu de temps mort mardi. »

Mikel Landa (ESP/Movistar)

« Hier (samedi), c'est le jour où j'ai ressenti pour la première fois la douleur à la jambe du Giro. C'était une étape très difficile. Aujourd'hui (dimanche), nous avons eu une journée un peu plus calme. Les Pyrénées ? Ils sont encore loin. Vous devez d'abord passer par l'étape de demain, vous reposer un peu le mardi et affronter ensuite une semaine très intéressante. Je ne peux pas me dépenser dans des attaques simplement parce que j'aime attaquer. Vous devez regarder un peu plus pour voir si vous pouvez faire un profit. »

Marc Soler (ESP/Movistar)

« Ce fut une fin très, très dure. À la réunion de bus du matin, il était déjà prévu que je devais prendre l'échappée. À la fin, je suis allé un peu en retard : après plusieurs attaques, j'ai dû travailler dur pour revenir. Je suis arrivé un peu mort (sic). Ça a soufflé, ça a été une journée stressante avec beaucoup de bagarre... et j'ai fini par payer pour ça. Malgré tout, je suis très heureux. J'aurais aimé me battre pour la victoire, mais ce résultat, après tous les efforts de la journée, me laisse satisfait. »

Propos recueillis via France TV, RMC et Cyclism'Actu.

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