Mathieu Warnier, Media365 : publié le jeudi 09 juillet 2026 à 23h20
Dominé de la tête et des épaules par Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard a accusé le coup mais assure que la situation peut s'arranger durant la suite du Tour de France.
Jonas Vingegaard a pris un sacré coup sur la tête. Alors qu'il a mis toutes les chances de son côté en préparant le Tour de France sur les routes d'un Giro qu'il a aisément dominé, le chef de file de l'équipe Visma-Lease a Bike n'a rien pu faire ce jeudi quand Tadej Pogacar a embrayé sur les pentes du Col du Tourmalet. « Ce fut une journée très difficile, a confié dans des propos relayés par le site spécialisé Cyclism'Actu celui qui a perdu un peu plus de deux minutes et demie à l'occasion de cette 6eme étape. Ce n'est évidemment pas le scénario que j'espérais, mais c'est ainsi que se passent les choses parfois. »
Vingegaard n'a « pas pu suivre »
Réaliste et presque résigné, le natif d'Hillerslev a admis n'avoir « pas pu suivre » quand les membres de l'équipe UAE Team Emirates-XRG ont « placé une très grosse attaque dans le Tourmalet ». Le Danois s'est alors mis en mode survie pour limiter les dégâts sur la ligne d'arrivée tracée à Gavarnie-Gèdre derrière un Tadej Pogacar dominateur. « J'ai dû me résoudre à me caler sur mon propre rythme », a ajouté celui qui avait l'impression de n'être « pas si loin que ça » du Slovène au sommet du premier col classé Hors Catégorie de l'édition 2026 de la Grande Boucle. Sauf qu'il a perdu plus de 30 secondes lors de la descente menant à Luz-Saint-Sauveur. « Une descente comme celle-ci n'est pas vraiment adaptée pour moi », a-t-il alors reconnu.
Vingegaard : « Je continue malgré tout à croire en moi »
Au moment de faire le bilan de cette journée qui pourrait avoir changé la face de la course, Jonas Vingegaard a résumé cela en déclarant que « ce n'était tout simplement pas (son) meilleur jour » et en ressortir « forcément déçu » mais pas encore résigné. « Cela fait parfois partie de la vie et je ne peux plus rien y changer, a conclu l'ancien double vainqueur de l'épreuve. Je continue malgré tout à croire en moi. Mes jambes vont s'améliorer tout au long de la course. » Pour une réaction d'orgueil, il faudra sans doute attendre au moins l'arrivée au Lioran, site qui lui laisse un souvenir plus que positif, à l'occasion d'une 10eme étape tracée sous la forme d'une traversée du Massif Central qui s'annonce d'ores-et-déjà intense.












