Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 16 juillet 2025 à 22h11
Ce n'est même plus une surprise : le Norvégien, impliqué dans la chute de Tadej Pogacar, reçoit un flot de menaces.
Tobias Johannessen ne nie pas sa part de responsabilité dans l'incident ayant provoqué la chute de Tadej Pogacar, à un peu plus de cinq kilomètres de l'arrivée de la onzième étape du Tour de France à Toulouse. "On s'est arrêtés pour l'attendre et j'espère qu'il va bien, personne ne veut qu'il tombe", assurait à l'arrivée le Norvégien (propos relayés par Cyclismactu.net), coéquipier et compatriote du vainqueur du jour Jonas Abrahamsen. Selon lui, le Slovène l'a lui-même rassuré sur le fait qu'il s'agissait simplement d'un incident de course : "Je n'ai pas le sentiment que ce soit ma faute, je ne voulais pas faire quoi que ce soit et je suivais juste le mouvement du peloton. Tout le monde, quand nous avons vu que c'était lui, s'est arrêté, on ne veut que le Tour soit plié parce que quelqu'un est tombé."
"Je suis terrifié. C'est effrayant"
Surtout lorsque ce quelqu'un est le grand favori à un quatrième sacre personnel, ce qui génère toujours son lot de tensions en ligne, très majoritairement lorsque ça touche les paris effectués sur ce Tour de France... Et Tobias Johannessen a donc reçu son lot d'insultes, qu'il dénonce encore et encore : "Je voudrais évidemment le refaire différemment, mais je ne peux pas. C'est pénible, mais je ne souhaiterais à personne le nombre de menaces que je reçois. Je suis profondément désolé, mais également terrifié de la haine de tous ces gens. C'est effrayant."
Le tennis et le cyclisme deviennent la pire plaie du peuple à ce niveau-là, en tant que sports individuels les plus suivis. Laurent Jalabert avait notamment élevé la voix en début de Tour sur le plateau de France TV, en réaction à l'abandon de Jasper Philipsen provoqué de manière là aussi involontaire par Bryan Coquard qui en était également profondément désolé : "Les coureurs n'en ont rien à faire de vos paris, ils font leur course. Il faut interdire ces paris. Ou si vous pariez, il faut accepter de perdre."














