Tour de France - Astana /Fuglsang : " Je suis responsable de cette erreur "

Tour de France - Astana /Fuglsang : " Je suis responsable de cette erreur "©Media365
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Alexis Petit, publié le mardi 16 juillet 2019 à 22h19

Annoncé comme l'un des prétendants les plus sérieux au maillot jaune, Jakob Fuglsang a connu une première partie de Tour délicate, entre chute et coup de bordure. A plus de trois minutes de Julian Alaphilippe au général, le leader de la formation Astana relativise et continuer d'envisager la suite avec ambition.

Pour la première fois de sa carrière, Jakob Fuglsang avait débarqué sur le Tour de France avec une grosse pancarte de favori dans le dos. Impressionnant de facilité lors de sa victoire sur le Critérium du Dauphiné en juin dernier, dernière grande répétition avant le Tour de France, le Danois n'imaginait pas vivre autant de galères avant d'aborder les étapes de haute montagne. Il a commencé par se faire une grosse frayeur dès la première étape à Bruxelles, avec une lourde chute finalement sans grande gravité pour sa santé et le classement général. Puis lundi, le coureur de 34 ans a été piégé par le coup de bordure initié à 35 kilomètres de l'arrivée, terminant avec Thibaut Pinot à près d'1'40 du premier groupe : "C'est dommage d'avoir raté la bordure hier (lundi), j'étais placé au mauvais endroit et ça ne pardonne pas. Je suis responsable de cette erreur car c'est d'abord à moi de savoir quelle trajectoire prendre", a t-il confié ce mardi lors de la journée de repos à Albi, selon des propos relayés par L'Equipe.

Fuglsang : "Rien n'est fini"

Un contre-temps qui le repousse loin de la tête au classement général (seizième à 3'22) alors que les grandes manœuvres n'ont pas encore commencé. Mais le vainqueur de Liège-Bastogne-Liège en avril dernier ne tire pas la sonnette d'alarme : "Tout ça est derrière nous, il faut penser à la suite. On connaît le Tour de France, on sait que les opportunités sont rares mais on doit profiter de chaque étape qui nous donnera une occasion de reprendre la main. Rien n'est fini, je suis encore en course et tout reste possible pour la suite. J'aurais très bien pu être déjà à la maison, je suis toujours là." Après un début de carrière comme équipier de luxe auprès de grands leaders (Nibali, Schleck...), le coureur d'Astana arrivait sur ce Tour de France dans la forme de sa vie, avec une équipe dévouée à sa cause. Et malgré son début de course chaotique, son ambition l'amène toujours à viser bien mieux qu'une septième place au général (2013), son meilleur résultat sur le Tour jusqu'ici.

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