Tour de France 2021 : Pogacar, Pinot, Martin, Bardet... Le parcours fait déjà parler

Tour de France 2021 : Pogacar, Pinot, Martin, Bardet... Le parcours fait déjà parler©Media365
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Mathieu WARNIER, Media365, publié le lundi 02 novembre 2020 à 14h45

Retrouvez les réactions des principales figures du peloton professionnel à la suite de la présentation du parcours de l'édition 2021 du Tour de France.

Tadej Pogacar (SLO/UAE Emirates, vainqueur en 2020)

Ce sera un Tour plus classique. J'aurais préféré personnellement plus d'arrivées au sommet. Les premières étapes en Bretagne risquent d'être un peu stressantes. Le contre-la-montre individuel dès la première semaine ? Cela va me convenir. Et sinon, j'aime les Pyrénées, donc j'espère être aussi compétitif que cette année.

Guillaume Martin (FRA/Cofidis)

C'est un parcours qui me semble assez équilibré, avec le départ dans l'Ouest. C'est quelque chose dont je suis assez heureux en tant que Normand. Le Tour de France retrouve des routes où il a ses habitudes et où les gens sont des passionnés de cyclisme. Cette première semaine dans l'Ouest pourra générer des écarts. Il y aura peut-être des coups du sort, des favoris qui vont perdre un peu de temps, notamment avec le contre-la-montre. Ça risque d'ouvrir la course pour la suite et pour le week-end dans les Alpes mais également pour le Mont Ventoux qui sera un des grands moments du Tour mais encore plus pour la dernière semaine dans les Pyrénées qui, vue de loin, me semble être vraiment difficile et qui s'annonce spectaculaire. J'ai évidemment hâte d'y être.

Thibaut Pinot (FRA/Groupama-FDJ)

C'est un parcours vraiment classique, différent de ceux de ces dernières années, avec pas mal de sprints, pas mal d'étapes pour puncheurs surtout. Les Pyrénées sont assez dures. Il est moins pour les grimpeurs que pour les coureurs complets qui auront deux chronos. Le parcours est intéressant quand même. Une belle étape à Tignes qui est pour moi l'étape de montagne la plus sympa.

Nans Peters (FRA/AG2R-La Mondiale)

On retrouve un format un peu plus classique, avec une première semaine qui risque d'être très nerveuse. À titre personnel, je suis un peu déçu qu'il n'y ait que deux étapes dans les Alpes. Dans les Pyrénées, il y a une belle part pour les coureurs offensifs, j'espère en faire partie.

David Gaudu (FRA/Groupama-FDJ)

Il y a deux premières belles étapes, pour puncheurs-grimpeurs, à quinze kilomètres de chez mes parents ou de chez moi pour la deuxième étape. Cela donne envie d'y être. Je dois connaître chaque virage. Mûr-de-Bretagne, c'est notre Alpe d'Huez à nous, les Bretons, avec une foule importante qui nous pousse. Dans les Pyrénées, on retourne, deux ans plus tard, dans le Col du Portet. J'avais bien aimé cette montée.

Romain Bardet (FRA/AG2R-La Mondiale)

C'est un parcours un peu plus traditionnel, un peu plus classique, qui me rappelle le Tour que je regardais dans mon enfance, avec deux grands chronos qui seront des échéances importantes pour le classement général. A première vue, il n'y a pas l'enchaînement type des étapes de haute montagne qui me conviennent ou des massifs intermédiaires qui peuvent fatiguer les organismes. Mais ce Tour pourrait être piégeux, le vent aura son importance. La troisième semaine fait la part belle à la montagne, les hommes forts émergeront à ce moment-là. On se souvient que le Col du Portet avait fait des beaux écarts. Je serai certainement présent, on est encore dans la phase d'approche, les objectifs n'ont pas encore été définis mais je suis content de pouvoir déjà me projeter sur 2021.


Wout van Aert (BEL/Jumbo-Visma)

Il y a beaucoup plus de contre-la-montre et j'apprécie ça. Ça fait partir du Tour de France, de chaque Grand Tour même, si vous considérez qu'il doit être gagné par un coureur aussi complet que possible. Le fait que le premier contre-la-montre sera organisé le premier mercredi est sympa. De plus, je pense que ça sera un Tour de France plus classique. Une première semaine que l'on peut qualifier de normale suivie des Alpes et des Pyrénées, avec peu d'étapes de transition entre les deux. Je note également qu'il y a des étapes plus courtes que d'habitude. Ce sera également différent pour les coureurs visant le classement général. Vous ne perdrez pas le Tour dans cette première semaine, mais vous pouvez le perdre. Il y aura plus de tension. Je n'ai jamais couru en Bretagne mais je pense que le vent y jouera un rôle. Toutefois, nous ne devrions pas avoir peur de cela chez Jumbo-Visma. On a les coureurs pour gérer ça.

Warren Barguil (FRA/Arkéa-Samsic)

Je trouve le parcours très bien construit. En France, il y a tellement de beaux endroits qu'il y a de quoi satisfaire tous les goûts. Il y aura certes moins de dénivelé que cette année. Mais ça devrait offrir plus d'action et de mouvements. Il y aura aussi des étapes piégeuses avec des bordures à éviter. C'est vraiment un parcours traditionnel qui sacrera un coureur complet et pas seulement un pur grimpeur. On va dire que je suis un peu chauvin mais le parcours me plaît forcément encore plus. Nous, les coureurs bretons, on va vivre des moments grandioses. Il va y avoir un gros engouement. Il y aura vraiment de quoi tenter des belles choses. L'étape du Ventoux, qu'on va monter à deux reprises, s'annonce spéciale et surprenante. Car on n'a pas l'habitude de finir en bas. Les Pyrénées pour terminer, ça me convient bien aussi. Les cols sont plus rapprochés, moins durs et ça va favoriser les attaques. Le dernier chrono autour des vignes sera aussi une belle découverte.

Sources : compte Twitter équipe Cofidis, L'Equipe, France 3, Wielerflits

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