Tour de France 2020 : Une absence d'équité entre les coureurs, c'est ce que craint Richard Virenque

Tour de France 2020 : Une absence d'équité entre les coureurs, c'est ce que craint Richard Virenque©@Panoramic, Media365
A lire aussi

Mathieu WARNIER, Media365, publié le samedi 11 avril 2020 à 12h30

S'il se dit époustouflé par Julian Alaphilippe, Richard Virenque a récemment confié que le prochain Tour de France, s'il devait se tenir à la date prévue, pourrait être marqué par une absence d'équité entre les coureurs liée au confinement.



Si Richard Virenque ne commente plus, il reste un fin observateur du cyclisme. Le septuple vainqueur du maillot de meilleur grimpeur du Tour de France s'est récemment prêté au jeu d'une vidéo en direct sur les réseaux sociaux durant laquelle il a donné son point de vue sur l'actualité du cyclisme. Un entretien où le sujet du Tour de France 2020 a bien évidemment été abordé. Alors que l'UCI a mis en pause le cyclisme jusqu'au début du mois de juin, un éventuel report de la Grande Boucle qui doit s'élancer le 27 juin prochain de Nice est un sujet qui n'a pas été abordé. Pour l'ancien coureur, le temps pourrait commencer à manquer pour les plus ambitieux. « Pour se préparer pour le Tour de France, un coureur a besoin d'au moins deux mois de compétition avant pour être en bonne condition, plus deux mois d'entraînement, ça fait quatre mois, résume Richard Virenque. Et là on est mi-avril. »

Virenque : « Quand les courses vont reprendre, ça ne va pas être équitable »

Mais plus que le manque de temps de préparation, c'est l'absence d'équité entre ceux qui sont dans des pays où un confinement strict empêche toute sortie d'entraînement et ceux qui peuvent pratiquer à loisir. « En ce moment, il y en a qui s'entraînent comme s'il n'y avait rien alors que d'autres sont bloqués chez eux sur un home trainer, ajoute celui qui a remporté sept étapes sur le Tour de France. Ceux qui peuvent s'entraîner, ils vont conserver un bon niveau, et quand les courses vont reprendre ça ne va pas être équitable. » Des disparités qui, à l'entendre, pourraient nuire aux coureurs français qui sont toujours plus ambitieux. « Quand j'entends qu'on va faire le Tour, je me demande comment vont faire nos coureurs français par exemple », ajoute Richard Virenque.

Virenque : « Avec Julian, on échange pas mal »

Et parmi ces coureurs français ambitieux, un nom qui revient toujours plus est celui de Julian Alaphilippe. Porteur du maillot jaune pendant quatorze jours en 2019, le coureur de la formation Deceuninck-Quick Step laisse à Richard Virenque une impression de déjà-vu. « Avec Julian Alaphilippe, le courant est bien passé. Sa façon de courir, sa façon de parler, j'ai l'impression de voir un miroir et de me voir en lui, assure le vainqueur de l'édition 2001 de Paris-Tours. Alors quand j'ai vu le Tour de France qu'il a fait l'an passé, ça m'a fait super plaisir, et j'avais l'impression que tous les jours c'est moi qui avait le dossard. J'étais derrière ma télé comme un fou. » Richard Virenque l'assure, il s'entretient souvent avec le natif de Saint-Amand-Montrond afin de l'aider au mieux qu'il peut. « Avec Julian, on échange pas mal et j'essaie de lui donner des infos et de lui parler des erreurs que j'ai pu faire pour que lui ne les fassent pas », assure celui qui a porté les couleurs d'équipes comme Festina, Polti et Quick Step-Davitamon. Une passation de témoin entre deux coureurs qui ont su faire vibrer les spectateurs.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.