Tour de France 2019 : Les réactions après la 10eme étape

Tour de France 2019 : Les réactions après la 10eme étape©Media365
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Alexis Petit, publié le lundi 15 juillet 2019 à 19h19

A l'issue de la 10eme étape du Tour de France, lundi entre Saint-Flour et Albi, remportée par le Belge Wout Van Aert, découvrez les principales réactions, et notamment celle du maillot jaune Julian Alaphilippe.


Julian Alaphilippe (FRA/Deceuninck-Quick Step) - Maillot jaune

"C'était une belle journée. On savait que ça allait être nerveux. On est resté concentré en sachant à quel kilomètre il fallait accélérer. Il y avait un double objectif aujourd'hui : défendre le maillot jaune et viser la victoire d'étape. J'étais bien placé, Education First a tenté un coup et ça a fait mal à tout le monde au moment où il y avait de la tension dans le peloton. J'ai vu mes coéquipiers dans la roue, je me suis mis à bloc. J'ai couru comme j'aime faire. Maintenant, j'attends la journée de repos avec impatience. C'était un début de Tour exceptionnel, avec beaucoup de sollicitations. J'ai dépensé beaucoup d'énergie, beaucoup de ma personne et demain ça va faire du bien. Ce maillot, je suis super content de l'avoir sur les épaules encore mercredi, mais ça ne change à rien à mes plans. Mon équipe ne va pas me demander de me relever. Un maillot jaune, ça se respecte et ça se défend. Il donne du bonheur aux gens, me rend heureux aussi mais ce n'est pas pour ça que je vais gagner le Tour. Celui qui va gagner, c'est le coureur qui aura un bel état de fraîcheur. Si je lâche, c'est parce que je n'ai plus rien dans le moteur. L'année dernière, j'ai eu beaucoup de soutien avec le maillot à pois mais le Jaune c'est autre chose, surtout un 14 juillet. Je n'oublierai jamais la journée d'hier. Je n'ai pas du tout les mêmes sensations sur le vélo en montagne, je sens que mon coup de pédale est différent, mon poids est différent. J'ai perdu deux ou trois kilos, c'est énorme. Je vais moins vite au sprint mais j'emmène plus dans les cols. D'ailleurs, je me suis surpris dans la Planche des Belles Filles."

Wout Van Aert (BEL/Jumbo-Visma) - Vainqueur de l'étape

"C'était très nerveux dans les derniers 70 kilomètres, j'étais toujours avec Steven Kruijswijk à l'avant. Malheureusement, quand la Deceuninck-Quick Step met en route, George Bennett et Dylan Groenewegen sont à l'arrière. Le but était de faire le sprint avec Dylan et préserver Steven et George pour le général. Ensuite, j'ai demandé à faire le sprint, et les derniers dix kilomètres je me suis concentré là-dessus. Je n'arrive pas à croire que j'ai battu des gars comme Viviani ou Sagan. Je pense que c'est la plus belle victoire de ma carrière. Trois titres de champion du monde (en cyclo-cross, ndlr) c'est grand mais le Tour c'est la plus grande course du monde. Je n'y crois pas."

Thibaut Pinot (FRA-Groupama-FDJ)

"Je n'ai rien à dire, c'est une journée de merde et c'est comme ça !"

Romain Bardet (FRA-AG2R La Mondiale)

"On savait que c'était des routes piégeuses. J'étais plus relax maintenant que je n'ai plus grand chose à jouer. J'étais avec Oliver Naesen. Avec lui, je sais que ça se passe souvent bien. Des étapes comme ça peuvent faire de grands changements. C'est ce qui fait toute la difficulté du Tour de France, il y a 21 étapes. Il y aura plus d'écarts aujourd'hui que sur la plupart des étapes de montagne du Tour de France."

Peter Sagan (SLQ/Bora-Hansgrohe) - Maillot vert

"Nous étions tous devant car on s'y attendait. On pensait qu'il pouvait y avoir une bordure. Daniel Oss, Marcus Burghardt et Emmanuel Buchmann étaient là aussi, on était prêt. On a pu réagir tout de suite. 64 points d'avance pour le maillot vert, ce n'est pas mal, mais il reste des étapes pour les sprinteurs encore. Aujourd'hui, il y avait un peu de dénivelé mais tout s'est bien passé. Les plus forts étaient devant. On va pouvoir bien se reposer demain."

Egan Bernal (COL/Ineos) - Nouveau maillot blanc

"Je pense que c'était une journée parfaite pour nous. On voulait être à l'avant pour le général et essayer de saisir les opportunités. On a vu qu'on pouvait faire une bordure et on a tenu le coup. Mais on n'est pas encore dans la haute montagne. Je me sens bien dans l'équipe, et elle ne me met pas la pression. Si je peux, j'essayerai de gagner le Tour mais tout le monde aura sa chance. Ce qui compte, c'est qu'Ineos gagne le Tour, pas Bernal. L'équipe travaille pour nous deux mais on ne veut pas perdre le Tour à cause de jalousies internes. Si je gagne, en Colombie ça serait la folie mais je ne veux pas créer trop d'attentes. Parfois, je pense que c'est la presse qui met la pression, moi je ne la ressens pas. Sur le chrono, je peux perdre du temps aussi. Dans la montagne, je me sens à l'aise et je peux jouer les premiers rôles. Il reste deux semaines, il faut penser étape par étape. Il y a quatre ans je pensais que c'était impossible d'être ici, je veux juste profiter. Malgré son étape, Pinot reste un des favoris. D'ailleurs, ce serait beau pour la France qu'il soit sur le podium à Paris."

Geraint Thomas (GBR/Ineos)

"C'était une journée où il fallait être à l'avant et rester attentif. Prendre autant de temps sur plusieurs coureurs du général, c'est une bonne opération. Une très belle journée."

Steven Kruijswijk (PBS/Jumbo-Visma)

"J'étais heureux d'être à l'avant. C'était un vrai combat dans les derniers kilomètres, surtout après la bordure. C'est une belle journée pour nous. On reprend du temps sur des concurrents au classement. Dans le final, Wout (Van Aert) a pu jouer sa carte personnelle et, mieux encore, il a remporté l'étape. On fêtera ça ce soir à l'hôtel. Maintenant, il faut également penser à récupérer avec la journée de repos de demain."

Philippe Mauduit (Groupama-FDJ) - Directeur sportif

"Sale journée ! Mais ça fait partie de notre sport. Ce n'était pas le jour où il fallait passer à côté mais on a cafouillé au moment où il fallait être là. Jakob Fuglsang, Richie Porte et Rigoberto Uran se sont fait piéger aussi, c'est le cyclisme. L'histoire n'est pas complètement écrite encore, il reste la partie la plus difficile du Tour à aborder. On va prendre le temps de faire le bilan. C'est normal que Thibaut (Pinot) soit déçu et en colère. Mais ce n'est pas la fin du Tour de France."

Nicolas Portal (Ineos) - Directeur sportif

"Il y a des journées où on faisait match nul. Aujourd'hui, c'est clair que c'est un gros bonus, un gros cadeau. Il y a le temps qui est pris mais aussi l'impact mental. Les 30 derniers kilomètres (quand on est distancé), ça fait très mal quand on sait l'énergie qu'on dépense. Là, c'était top. Chaque matin, on a un plan. On étudie la route, dans quel sens le vent va souffler et à quelle vitesse. Il y avait 90% de chances que ça marche. Il faut être prêt. Il faut sentir la course et on tente. On peut toujours freiner si ça ne marche pas. On n'est pas non plus des super spécialistes du vent. Mais on a prouvé sur Paris-Nice. Il faut reconnaître que dans certains domaines, on n'est pas mauvais. Ça peut arriver à tout le monde. Ce n'est pas que de la force, de la puissance. 1'40", c'est vrai que ça fait mal. Surtout sur une étape comme ça. Il faut être concentré. On est content parce qu'on a vraiment créé quelque-chose."

Natnael Berhane (ERY/Cofidis) - Combatif du jour

"Une longue journée et une belle étape. Je suis très content d'avoir pris l'échappée. C'était vraiment compliqué de résister aux sprinteurs, encore plus avec ce coup de bordure. Le fait de participer au Tour, je peux servir de modèle pour mon pays. Le cyclisme est le sport numéro un en Érythrée et j'espère que le cyclisme va évoluer de plus en plus, avec davantage de coureurs en Europe et de sponsors."

Yoann Offredo (FRA/Wanty-Gobert)

"Aujourd'hui , j'imaginais une journée plus tranquille, mais ça roulait à une vitesse incroyable. Avec Alexis Gougeard (AG2R La Mondiale), on se disait : "Soit on est nul, soit les autres roulent vraiment vite." Beaucoup de choses se passent dans la tête dans ces moments difficiles, avec pas mal de choses négatives. Demain, j'aimerais aller au bord de la piscine boire des bières."

Sources : France TV, RMC Sport, Cyclism'actu.

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