Tour de France 2019 : Les réactions à l'issue de la 6eme étape

Tour de France 2019 : Les réactions à l'issue de la 6eme étape©Media365

Alexis Petit, publié le jeudi 11 juillet 2019 à 19h45

Retrouvez les réactions des coureurs ayant marqué la sixième étape du Tour de France 2019, remportée par Dylan Teuns (Bahrain-Merida) à La Planche des Belles Filles.

Dylan Teuns (BEL/Bahrain-Merida) - Vainqueur de l'étape

"C'est une victoire incroyable. Je suis ravi, c'est un rêve qui devient réalité. C'est mon premier Tour de France et je gagne. Je savais que j'étais en forme après le Critérium du Dauphiné. Les derniers 500 mètres ont été très durs. J'étais nerveux mais j'ai maintenu le contrôle. Sur le dernier virage, j'ai fait un petit écart avec Giulio Ciccone et j'ai continué d'appuyer sur les pédales jusqu'à la ligne d'arrivée."

Giulio Ciccone (ITA/Trek-Segafredo) - Maillot jaune

"Pour moi, aujourd'hui, c'est une journée incroyable. Je n'arrive pas à réaliser. Le maillot jaune, c'est le rêve de toute personne qui aime le vélo. C'est dommage, j'espérais gagner aussi l'étape mais j'ai eu le maillot jaune, c'est incroyable."

Julian Alaphilippe (FRA/Deceuninck-Quick Step)

"C'est comme ça. On a contrôlé toute la journée. Je savais que les dernières difficultés allaient faire mal et qu'on allait rattraper du temps. Mais, il me manque six secondes pour garder le maillot. Je prends jour après jour et je suis content de mes sensations aujourd'hui. L'échappée était très forte, mon équipe a très bien roulé ces derniers jours. Ça aurait été compliqué de garder l'échappée à une minute ou deux toute la journée. Vu le final, il n'y avait pas grand-chose à faire de plus. Avec des si, on peut tout refaire. Je ne suis pas déçu. J'ai profité, les trois derniers jours ont été exceptionnels. Je me sens mieux que ce que je pensais, on verra dans les prochains jours. Mon directeur sportif m'a dit que je pouvais attaquer si j'avais les jambes. Je connaissais un peu les derniers mètres, mais pendant la reconnaissance je n'avais pas été jusqu'à l'arrivée. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi raide, c'est pour ça que j'ai serré un peu le frein à main !"

Geraint Thomas (GBR/Ineos)

"Je pensais que ce serait une journée plus dure. Ce n'est jamais facile, mais les premières montées se sont faites à un rythme stable. Quand Movistar a roulé avec Valverde, c'était dur. Je me sentais bien, mais je n'étais pas sûr de moi, les montées abruptes, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. La Planche des Belles Filles est une montée pour laquelle il faut vraiment être patient, et quand Alaphilippe a attaqué à 800 mètres, j'ai eu la confiance de le laisser partir, de suivre mon tempo."

Thibaut Pinot (FRA/Groupama-FDJ)

"Je suis satisfait de ma journée. L'équipe a fait un gros boulot... J'ai fait ma course, je suis avec les meilleurs. Il n'y a pas la victoire d'étape mais je suis content : il ne fallait pas se tromper d'objectif, ne pas s'enflammer parce que c'était la Planche."

Romain Bardet (FRA/AG2R La Mondiale)

"Je n'étais pas au niveau aujourd'hui et j'en ai fait le dur et l'amer constat. On va essayer de comprendre ce qu'il s'est passé. C'est compliqué. Je reste très, très motivé pour ce Tour, il y a encore plein de choses à faire, mais je vais essayer de comprendre ce qu'il s'est passé."

Nairo Quintana (COL/Movistar)

"On a fait un beau travail d'équipe et on a plus ou moins atteint notre objectif qui était de ne pas perdre de temps. Ces arrivées sont assez difficiles pour nous. On est des purs grimpeurs mais ce col était très pentu et plus fait pour d'autres types de finisseurs. Cette première étape de montagne est toujours difficile à appréhender, les jambes doivent s'adapter à un nouveau rythme. Nos rivaux étaient toujours plutôt frais et ça compliquait les choses pour créer des écarts. Il faut continuer à essayer ces prochains jours."

Daniel Martin (IRL/UAE Emirates)

"Je me sens très bien, j'ai perdu un peu de temps sur la dernière partie non goudronnée mais je ne suis pas inquiet. Je pense que ce Tour de France se jouera selon celui qui aura le moins de mauvais jours et aujourd'hui, ça n'était pas une mauvaise journée pour moi."

Alexis Vuillermoz (FRA/AG2R-La Mondiale)

"On n'a pas été déçu, il y a eu du spectacle. La planche est terrible au sommet avec de gros pourcentages, notamment avec ce revêtement en goudron et graviers. On a entendu à l'oreillette que Romain avait des soucis avec son vélo, déjà à 3-4 kilomètres de l'arrivée. Et son problème mécanique s'est aggravé sur les pentes à 25%."

Marc Madiot (Directeur sportif Groupama-FDJ)

"Il y a de la concurrence, chacun fait le maximum de ce qu'il peut donner. C'est finalement une étape qui correspond à ce qu'on attendait. Ça montait progressivement en rythme pour faire ensuite la dernière rampe à fond. Rajouter cette rampe retarde finalement le déclenchement des hostilités. Les coureurs ont une autonomie assez courte sur ce type d'ascension. C'est la première semaine, les équipes sont encore sur la réserve. On était satisfait du chrono par équipes. On voulait montrer que psychologiquement on était prêt. On voulait aussi prouver qu'une équipe française pouvait être compétitive sur cette épreuve. Mais on n'est pas dans l'euphorie, on va continuer sur ce modèle-là. Ce qu'il faut, c'est être bien sur trois semaines."

Philippe Mauduit (Directeur sportif Groupama-FDJ)

"Ce n'est pas une mauvaise journée, on pouvait ambitionner mieux mais les circonstances de course font qu'il a fallu se tempérer et composer avec le scénario. Le plan n'était pas forcément d'attaquer, on s'était mis d'accord ce matin, mais on a toujours la jambe qui gratte !"

Vincent Lavenu (Manager AG2R-La mondiale)

"Romain (Bardet) perd encore 1'15″ sur ses adversaires principaux donc forcément ce n'est pas une bonne nouvelle. On s'attendait au meilleur et ce n'était pas le meilleur aujourd'hui. Pourtant le travail a été effectué. Romain a craqué à une borne du sommet. C'est un débours supplémentaire, c'est comme ça, c'est le sport de haut niveau, ce n'est pas toujours un plus un font deux. Il y a des aléas, des circonstances de course, il faudra garder le cap et ne pas se démobiliser. C'est le Tour qui commence, il y aura des belles choses à faire. Il y aura des jours meilleurs, ça laissera sans doute un peu plus d'ouverture à Romain. Il reste encore 15 jours de compétition, on va garder le cap. On ne va pas complètement tirer un trait sur le classement général, une journée, c'est une journée. Peut-être qu'il pourra faire une remontada. Il faut rester optimiste et serein dans la déception. On compte sur la force morale de Romain."

Propos recueillis via France TV, RMC, Cyclism'Actu, Groupama-FDJ et UAE Emirates

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