Tour de France : 1983-84, l'incroyable doublé de Fignon

Tour de France : 1983-84, l'incroyable doublé de Fignon©Media365

Guillaume MARION, Media365 : publié le lundi 27 juillet 2020 à 13h40

Vainqueur du Tour de France en 1983 et 1984 lors de ses deux premières participations, Laurent Fignon a marqué à jamais l'histoire du cyclisme. Plus de 35 ans après, retour sur la prestation du Français.

Alors que Bernard Hinault régnait depuis la fin des années 70, un autre Français a également marqué l'histoire du Tour de France. En effet, en 1983 et 1984, c'est le jeune Laurent Fignon qui a créé la sensation en remportant par deux fois l'épreuve, lors de ses premières participations sur la « Grande Boucle. » En 1983, entre Fontenay-sous-Bois et Paris, le coureur de la formation Renault-Elf n'avait eu besoin que de remporter une étape, un contre-la-montre à Dijon lors de la 21eme étape, pour arriver en jaune sur les Champs-Elysées. Il devançait alors l'Espagnol Angel Arroyo et le Néerlandais Peter Winnen de plus de quatre minutes. L'année d'après, Fignon avait fait encore plus fort avec pour mettre plus de dix minutes au général à Hinault et Greg LeMond. En effet, en 1984, c'est six étapes (dont une par équipes) que « L'Intello » avait remporté, avec notamment deux étapes de montagne avec arrivées au sommet et 4 contre-la-montre.


« Fignon est dans la cour des super-grands »

« Sans son problème de tendon d'Achille, il est incontestable qu'il serait aujourd'hui celui qui aurait avec Anquetil et Hinault, les trois plus grand palmarès de tous les temps. C'est un homme qui est jaloux de sa liberté et qui fera tout pour la protéger. Quitte à être antipathique et désagréable, mais on ne touche pas à son intimité. Fignon fait partie de ses coureurs qui ont gagné leur premier Tour à 23 ans. Quand on réalise ce type d'exploit, on n'est pas dans la cour des très grands, on est dans la cour des super-grands, dira de lui des années après Cyril Guimard, qui dirigeait alors l'équipe Renault au moment de ses deux victoires, dans un entretien pour le Tour de France. La force de Fignon, c'est d'avoir horreur de la défaite. Une défaite, c'est remettre en cause le pouvoir. C'est une blessure au niveau de son ego. Fignon avait une jambe au-dessus de tout le monde dans ce Tour de France 84. En plus, il bat Bernard Hinault qui est l'idole quand même. Fignon ne cherchait pas la popularité pour la popularité. La reconnaissance oui, la popularité non. »

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