Quand Christian Prudhomme répond aux maires écologistes...

Quand Christian Prudhomme répond aux maires écologistes...©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER : publié le vendredi 18 septembre 2020 à 10h05

Alors que le Tour de France est la cible de critiques venant de maires étiquetés écologistes depuis plusieurs semaines, Christian Prudhomme n'a pas hésité à répondre ce mercredi avant le départ de la 17eme étape à Grenoble, devant Eric Piolle, maire écologiste de la ville.

Après le Président de la République Emmanuel Macron ce mercredi au Col de la Loze, au tour de Christian Prudhomme lui-même de défendre le Tour de France. Depuis plusieurs semaines, la Grande Boucle est la cible de critiques venant de responsables écologistes. Après les élus de Rennes qui ont poussé pour éviter que la ville n'accueille le Grand Départ de l'édition 2021, finalement attribué à Brest en remplacement de Copenhague, c'est le maire de Lyon Grégory Doucet qui est monté au créneau. Dans une récente interview accordé au quotidien local Le Progrès, ce dernier n'avait pas hésité à affirmer que le Tour de France est « machiste et polluant ». Des propos qui n'ont pas laissé grand monde indifférent tant dans la sphère politique que sportive. Ce jeudi, avant le départ de la 17eme étape à Grenoble, le directeur du Tour de France Christian Prudhomme a pris la parole afin de revenir sur l'ensemble de ces critiques.


Prudhomme : « Ne cassez pas ce qui rassemble ! »

Devant le maire écologiste de la ville, Eric Piolle, le patron du Tour n'a pas hésité à critiquer sans détours ceux qui ont attaqué l'épreuve, non sans admettre que les organisateurs de l'épreuve ont encore du travail à faire sur certains sujets. « Peut-être n'avançons nous pas assez vite dans certains domaines mais nous travaillons. Savez-vous qu'au mont Aigoual, par exemple, nous avons installé des filets pour empêcher la divagation des gens, que tout est fait en collaboration parce que nous parlons aux gens, a déclaré Christian Prudhomme à cette occasion. Et je pense que toute solution est possible partout. On doit tous s'améliorer : la ville de Grenoble, nous le Tour de France et ASO, vous individuellement et collectivement. Seule la discussion sans parler dans les médias en premier peut aider. C'est juste du bon sens. Le Tour de France est une épreuve qui fédère, qui rassemble. Ne cassez pas ce qui rassemble ! Il y a tant de communautarismes, de gens qui séparent. Le Tour, c'est tellement plus que la plus grande course cycliste du monde. »


Prudhomme : « Taper sur ce qui nous lie n'est pas une erreur, c'est une faute »

Pour appuyer un peu plus son propos, le patron du Tour de France n'a pas hésité à mettre en avant l'influence que l'épreuve peut avoir au travers de l'exposition des territoires aux quatre coins du monde que la course permet au travers de la télévision. « Le Tour c'est notre pays. Quand on va dans les fonds de vallées, on sera samedi en Haute-Saône à La Planche des Belles Filles, 35% de chômeurs en fond de vallée, des gens qui baissaient la tête et qui la relèvent. Ils font le contraire du champion cycliste qui baisse la tête. Grâce au Tour, ils relèvent la tête parce qu'ils voient leur village, Plancher-les-Mines dans la Haute-Saône, qui est montré dans le monde entier et ils sont fiers, assure Christian Prudhomme. Et je suis sûr que dans ce magnifique département de l'Isère, je suis sûr qu'à Grenoble, dans la métropole et dans la ville, les gens sont fiers et ils le sont plus encore dans les territoires ruraux. Mais ce qui nous rassemble, ce qui nous unit, c'est juste du bon sens. Taper sur ce qui nous lie n'est pas une erreur, c'est une faute. » Un message qui a le mérite d'être clair.

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