Maintenir le Tour, vraiment une bonne idée ?

Maintenir le Tour, vraiment une bonne idée ?©Media365

Paul Rouget : publié le mercredi 15 juillet 2020 à 16h19

Si le Tour de France a été reprogrammé du 29 août au 20 septembre, un épidémiologiste belge, qui affirme que la deuxième vague de Covid-19 est déjà arrivée en Europe, se demande "s'il est toujours judicieux" d'organiser la Grande Boucle. 


Initialement programmé du 27 juin au 19 juillet, le Tour de France a été reporté en raison de la crise sanitaire, et se déroulera finalement du 29 août au 20 septembre. Si tout va bien... Car on craint une deuxième vague de l'épidémie de Covid-19. "Nous serons prêts", a assuré mardi le président de la République Emmanuel Macron, qui a renoué avec la tradition de l'interview du 14 juillet. Patron de la Grande Boucle, Christian Prudhomme avait lui reconnu quelques jours plus tôt qu'on avait demandé à l'organisation de plancher sur "deux scénarios. Un largement ouvert, l'autre plus resserré. Ce qu'on nous demande surtout, c'est de pouvoir passer de l'un à l'autre, de pouvoir le resserrer en cours de route si c'est nécessaire", a-t-il confié à RMC Sport. "Aujourd'hui la jauge des 5 000 spectateurs existe toujours. Est-ce que ce sera toujours le cas fin août ou en septembre ? Je ne sais pas."

"Que fera l'organisation en cas de test positif ?"

Pour l'épidémiologiste belge Pierre Van Damme l'organisation du Tour de France dans cette période si particulière "soulève beaucoup de questions", comme il l'a déclaré sur le plateau de VTM Nieuws. Où il a notamment assuré que la deuxième vague de coronavirus avait déjà débuté en Europe. "Il y aura beaucoup moins de plaisir pour les coureurs, les supporters, les soignants et les commentateurs, a-t-il d'abord lâché. La question est de savoir s'il est toujours judicieux d'organiser le Tour de cette manière. Cela soulève beaucoup de questions. Et comment allez-vous garder le public sous contrôle ? Les fans peuvent se voir refuser l'accès à un certain nombre de cols, mais on ne peut jamais contrôler complètement un groupe de personnes. Une fois la course lancée, le peloton devient une grande bulle. Que fera l'organisation en cas de test positif ? C'est à cela qu'ils doivent penser en ce moment. Il y a encore quelques réunions à suivre. Il aurait été plus sage de ne pas laisser le Tour se passer. On aurait pu attendre de voir comment l'Europe réagit à cette situation." 

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