Jumbo-Visma : Gesink remonté contre l'UCI après la première étape

Jumbo-Visma : Gesink remonté contre l'UCI après la première étape©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER : publié le dimanche 30 août 2020 à 12h40

Alors que la première étape du Tour de France a été marquée par une chute massive dans le final, Robert Gesink a critiqué la décision de l'UCI d'arrêter les temps à trois kilomètres de l'arrivée.

Robert Gesink en avait gros sur le cœur à l'issue de la première étape du Tour de France ce samedi. Le parcours de 156km tracé autour de Nice s'est avéré être un piège en raison de la pluie qui a transformé la chaussée en patinoire, provoquant des chutes à répétition. A l'arrivée, au micro de la chaîne néerlandaise NOS, le coureur de la Jumbo-Visma s'est montré critique contre l'Union Cycliste Internationale. « C'était ridicule, a tonné le Néerlandais. Mais apparemment, seule l'UCI a jugé que ce n'était pas assez dangereux et spectaculaire. » Alors que l'UCI a récemment affirmé sa volonté de sécuriser toujours plus les courses cyclistes après les accidents de Fabio Jakobsen et Remco Evenepoel, cette première étape du Tour de France est une opportunité manquée aux yeux de Robert Gesink. « Nous avons connu assez de mauvais moments ces derniers temps, rappelle-t-il. C'était pourtant une opportunité pour l'UCI de faire quelque chose de bien pour nous. »

Gesink : « Tout le monde pensait que c'était trop dangereux »

Face à une chaussée évidemment impraticable, le peloton a pris de lui-même la décision de neutraliser une bonne partie du parcours à la suite d'un nombre trop important de chutes. Pour Robert Gesink, c'était une nécessité pour éviter une hécatombe. « La neutralisation décidée par le peloton ? Nous étions d'accord. Tout le monde pensait que c'était trop dangereux, assure le Néerlandais. Si nous n'avions pas roulé aussi tranquillement lors de la dernière descente, seulement vingt coureurs auraient passé la ligne. » Après moult tractations, les commissaires de l'UCI ont finalement décidé de geler les écarts à trois kilomètres de l'arrivée mais, à entendre le coureur de la Jumbo-Visma, la limite aurait dû être fixée plus tôt dans la course et la communication être bien meilleure. « Nous souhaitions que les leaders pour le classement général puissent rester à l'écart du sprint, mais ils nous ont dit non, ajoute Robert Gesink. Les trois kilomètres ? Nous nous sommes relevés, mais la moitié des coureurs n'étaient apparemment pas informés et ont continué à rouler fort. Je pense que c'est vraiment ridicule. À mon avis, cette dernière chute peut être attribuée à l'UCI. » Une chute qui aura provoqué l'abandon de Rafael Valls, membre de l'équipe Bahrain-McLaren.

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