Ces écolos qui ne veulent pas du Tour

Ces écolos qui ne veulent pas du Tour©Media365

Paul Rouget : publié le mercredi 12 août 2020 à 12h12

Après Rennes, les écologistes de Landerneau ne souhaitent pas non plus le passage du Tour de France en 2021, estimant que la Grande Boucle "doit faire sa révolution".


Bernard Hinault ne risque pas de décolérer. Alors que le quintuple vainqueur du Tour s'en était vertement pris lundi à Valérie Faucheux, adjointe aux mobilités et co-présidente du groupe des élus écologistes de Rennes, qui ne veut pas d'un Tour de France qu'elle décrit comme "un format sportif daté", d'autres représentants bretons d'Europe écologie-les Verts ne souhaitent pas non plus voir la course mythique débarquer dans leur ville à l'occasion de l'édition 2021, dont le parcours ne sera pas dévoilé avant fin octobre. 

"Le Tour doit faire sa révolution"

C'est aussi le cas à Landerneau. "Malgré la popularité de l'événement, EELV ne peut encourager cette proposition", a ainsi confié Christophe Winckler, son porte-parole du pays de Landerneau, rapporte Le Télégramme. Les Verts dénoncent le coût nécessaire pour obtenir cette arrivée (110 000 euros) et surtout "les différentes pollutions et gaspillages de toutes natures qui émaillent les étapes du Tour de France. Les organisateurs ne semblent pas avoir intégré l'impérieuse nécessité de réduire l'impact écologique de l'événement" et encourage l'organisation à "stopper les survols d'hélicoptères, mettre fin aux distributions d'objets promotionnels en plastique, aux promotions de sucreries et boissons néfastes à la santé... Le Tour doit faire sa révolution avant de passer à Landerneau." 

Pas de polémique pour Prudhomme

Interrogé sur les déclarations des écologistes rennais en début de semaine, le directeur du Tour n'avait pas voulu rentrer dans la polémique. "Ce n'est pas la question d'être écologistes. Nous avons des élus écologistes qui nous écrivent et nous appellent pour avoir le Tour de France. Chacun réglera dans sa famille ce qu'il veut faire. On va là où l'on souhaite que l'on aille", expliquait ainsi Christian Prudhomme pour France Bleu. Alors que Bernard Hinault s'était montré beaucoup moins diplomate. "Elle, elle est peut-être du passé déjà, avait ainsi tonné le Blaireau en marge de la conférence de presse où a été officialisé le départ de la Grande Boucle de Brest l'an prochain. Normalement, elle est écologiste, donc il faudra qu'elle regarde ce qu'elle met à ses pieds, et d'où ça vient. Ça me met en colère un peu parce qu'on ne peut pas dire des choses comme ça, que le cyclisme est vraiment quelque chose d'arriéré. C'est ridicule. Je crois qu'il faudrait qu'elle réfléchisse un petit peu avant d'ouvrir sa gueule." 

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