Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 11 mai 2026 à 13h59
En attendant le retour de la folie Paul Seixas, c'est l'autre jeune Paul du cyclisme français qui nous promet un Tour d'Italie diablement excitant.
Jasper Stuyven sait de quoi il parle lorsqu'il évoque un coéquipier sprinteur, lui qui assistait Jonathan Milan en 2024 et 2025 chez Lidl - Trek. Alors, quand il décrit Paul Magnier dans les termes les plus élogieux, forcément, ce n'est pas à prendre à la légère : "Toute l'équipe s'est investie, on a élaboré un plan et on essaie de rester calmes, de rester ensemble. Et bien sûr, avoir un sprinteur de classe mondiale comme lui, ça aide." Le mot est lancé. Mais quand on voit les résultats de ce tout début de Giro, avec deux victoires en trois étapes pour le jeune Français (22 ans) qui s'est logiquement emparé du maillot cyclamen, il n'y a pas de raison de ne pas appeler un chat un chat.
Stuyven : "Il s'agissait surtout de trouver un espace pour le placer"
Jasper Stuyven, 35 ans et nouveau vétéran du peloton, a donc développé ce rôle spécifique de poisson pilote au côté de Jonathan Milan, et désormais c'est Paul Magnier qui en profite. "On a passé de très bons moments avec 'Johnny', de superbes stages d'entraînement. C'était un peu triste de quitter son sillage, mais ça ne veut pas dire qu'on ne s'entend plus. C'est sympa d'être sur le Giro face à lui, et bien sûr je serais plus qu'heureux pour lui s'il remportait cette victoire d'étape, mais on voulait d'abord décrocher cette deuxième victoire pour nous."
Concrètement, en quoi a justement consisté sa fonction dimanche en Bulgarie ? Le Belge explique : "Dans ce dernier kilomètre, il s'agissait surtout de trouver un espace pour placer Paul Magnier dans la roue, et notre stratégie consistait davantage à le positionner de manière à ce qu'il puisse sprinter, plutôt que d'essayer de faire un relais classique. On l'a fait très intelligemment." Quand c'est un vainqueur de Milan-San Remo (en 2020), encore troisième du dernier Paris-Roubaix, qui mène la charge, ça aide inévitablement. Et ça en jette.














