Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mardi 12 mai 2026 à 12h30
Vainqueur de 2 des 3 premières étapes du Tour d'Italie, Paul Magnier est surprenant et resplendissant. Ainsi qu'ambitieux.
Après 3 premières étapes en Bulgarie, le Giro rejoint l'Italie ce mardi à l'occasion de la 4e étape reliant Catanzaro à Cosenza sur 138 kilomètres. Il y aura l'ascension de Cozzo Tunno (14,5 km à 5,9 %) susceptible de décourager quelques sprinteurs, mais l'arrivée pourrait toutefois se jouer sur un sprint en petit groupe à Cosenza avec une arrivée en faux-plat montant (3,7 % sur les 450 derniers mètres). Paul Magnier pourrait-il encore passer la ligne en premier ? C'est tout à fait envisageable tant le coureur français semble en grande forme .
Âgé de 22 ans, le coureur de la Soudal Quick-Step s'est adjugé les 1re et 3e étapes et rayonne sur le Tour d'Italie qu'il dispute pour la 2e fois. Impressionnant, Magnier essaie de savourer mais pas trop. « Je ne pouvais pas rêver mieux. C'est un début de Giro exceptionnel, mais c'est dur de prendre le temps de réaliser car il faut toujours être focus sur la journée d'après. Je prends toujours un peu de temps pour en profiter. Mais j'essaie de penser au lendemain », a-t-il confié à L'Equipe lors de la journée de repos, lundi.
« Quand Vingegaard vient me voir dans le peloton pour me féliciter, c'est vraiment cool »
Avec ses performances, Magnier a clairement changé de statut. « Oui, c'est sûr, abonde-t-il. Quand (Jonas) Vingegaard vient me voir dans le peloton pour me féliciter, c'est vraiment cool. Après, dans le sprint, c'est toujours pareil, tout le monde se bat, ça ne change pas vraiment grand-chose d'avoir gagné le jour d'avant. Le statut change un petit peu. Mais il ne faut pas vraiment y penser et toujours se focaliser sur le prochain sprint. »
Double vainqueur en ce début de Giro, Paul Magnier compte bien encore s'illustrer, même s'il sera davantage guetté par la concurrence . « Je n'ai pas envie de m'arrêter !, lâche l'autre phénomène tricolore avec Paul Seixas. Je sais que ça sera difficile de pouvoir faire mieux. Mais il y a une bonne atmosphère dans l'équipe et on a juste envie d'écrire l'histoire encore un peu plus. »
« La sensation de victoire me procure toujours plus d'émotions que de porter un maillot »
Magnier brigue aussi le maillot cyclamen de meilleur sprinteur sur le Giro mais à choisir... « Pour finir avec le maillot cyclamen, je pense qu'il faudra gagner une nouvelle étape ! Mais à choisir, la sensation de victoire me procure toujours plus d'émotions que de porter un maillot. » La bataille avec Jonathan Milan va faire rage. « J'ai augmenté mon avance (41 points sur Milan), mais il y a encore énormément de points à prendre. Il faudra voir aussi qui récupère le mieux dans les étapes de montagne. Ça sera très important. Rome est encore loin. Le maillot cyclamen ne reste encore qu'un rêve. »













