Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 15 mai 2026 à 11h00
Tant d'extrême labeur pour un jour comme celui-ci, que certains coureurs (et même une grande majorité) n'ont jamais la chance de connaître : Davide Ballerini savoure.
Davide Ballerini, vainqueur inattendu de la sixième étape du Giro jeudi à Naples, avec le magnifique décor de la mer en arrière-plan, a vécu une sorte de jour de grâce : "Il y a beaucoup de moments difficiles dans le cyclisme et peu de moments heureux, en comparaison avec les heures et le temps passé loin de la maison." A domicile, c'est donc une magnifique récompense pour l'Italien de 31 ans (Astana) qui glane sa première victoire sur un grand Tour, certainement la plus belle d'une carrière qui l'avait aussi vu prendre une deuxième place sur le Tour de France l'an passé aux Champs-Elysées, derrière Wout Van Aert à l'occasion de la dernière étape.
"Je n'ai pas eu le temps de réaliser. Je suis parti et j'ai espéré jusqu'à la ligne d'arrivée"
A écouter celui qui avait aussi remporté en 2018 le prix de la combativité sur ce même Tour d'Italie, c'est un début de course inespéré pour son équipe Astana, qui a également eu le maillot rose avec Thomas Guillermo Silva : "Nous sommes arrivés dans l'espoir de gagner au moins une étape, et en même pas une semaine, nous en sommes déjà à deux. Nous allons continuer ainsi."
Davide Ballerini pense qu'il ne s'est "pas encore rendu compte" de ce qu'il s'est passé pour lui jeudi, passant entre les gouttes d'une chute juste avant l'arrivée qui a mis au tapis la plupart des sprinteurs, contraignant notamment Paul Magnier à se contenter de la troisième place. "Je savais qu'il fallait entrer en tête dans la dernière courbe, mais mon intention était de faire le train pour Matteo Malucelli. J'ai réussi à entrer en tête, puis j'ai vu que les deux premiers sur la gauche étaient tombés, Dylan Groenewegen et un de ses coéquipiers, si je ne me trompe pas... Je n'ai pas eu le temps de réaliser et je suis sorti du virage. Ils sont tous tombés. Je suis parti et j'ai espéré jusqu'à la ligne d'arrivée que personne ne me dépasse." C'était le destin du poisson pilote, celui des planètes qui se sont alignées en quelques secondes.













