Aurélie Sacchelli, Media365 : publié le lundi 18 mai 2026 à 19h23
Co-leaders de l'équipe Netcompany Ineos avant le départ du Giro, Thymen Arensman et Egan Bernal sont désormais séparés de 1'49 et le Néerlandais veut profiter de l'expérience du Colombien pour finir le plus haut possible au classement.
Vainqueur du Giro en 2021, Egan Bernal n'a plus remporté de Grand Tour depuis, la faute notamment à son terrible accident de 2022, où il était passé tout près de devenir paraplégique. Sur ce Giro 2026, le Colombien de 29 ans a le statut de co-leader de l'équipe Netcompany Ineos (le nouveau nom d'Ineos Grenadiers) aux côtés de Thymen Arensman. Mais après neuf étapes, force est de constater que le Néerlandais a réussi un meilleur début de Giro que le Colombien : il est actuellement 6e du classement général, alors que Bernal est 15e, à 1'49 de son coéquipier.
Arensman a impressionné dimanche
En terminant 4e à Corno alle Scale dimanche, Thymen Arensman (26 ans) a frappé un grand coup et s'est affirmé comme un possible candidat au podium. A l'occasion de la journée de repos ce lundi, le vainqueur de deux étapes sur le Tour de France l'été dernier a livré un premier bilan : "La course se déroule plutôt bien jusqu'à présent. Je pense que tout est sous contrôle et nous avons vécu de très belles phases avec les gars. Nous nous amusons et essayons simplement de faire les bonnes choses chaque jour, et je pense que cela m'aide vraiment. Bien sûr, il y a parfois du stress, mais on essaie de ne pas trop stresser, de plaisanter avec les gars, de rester détendus. »
Arensman : "Je regarde ce qu'il fait et j'essaie de m'en inspirer"
Interrogé au sujet d'Egan Bernal, Thymen Arensman assure que l'expérience du Colombien peut lui être bénéfique. « C'est vraiment agréable de partager le leadership avec lui. Il a remporté le Giro, donc c'est un très grand coureur. J'apprends encore de lui, notamment sur la manière de se battre pour les premières places du classement général. C'est un vrai guerrier dans le peloton et sur le vélo, mais il est super détendu en dehors. Il sait quand se concentrer et quand se détendre, et je pense que c'est primordial dans un Grand Tour. Il a cette expérience, et je peux presque m'en inspirer, puiser dans son vécu. Je regarde ce qu'il fait et j'essaie de m'en inspirer, comme je l'ai fait avec G (Geraint Thomas, ndlr) lors du Giro de l'année dernière. J'y ajoute ma propre touche et je vois ce qui fonctionne pour moi. » Mardi, un contre-la-montre plat de 42 kilomètres sera au programme. Arensman creusera-t-il encore plus l'écart sur Bernal pour devenir l'unique atout de Netcompany Ineos ?














