Vuelta (E6) : Armirail « déçu, on a peu d'occasions comme ça dans une carrière »

Vuelta (E6) : Armirail « déçu, on a peu d'occasions comme ça dans une carrière » ©Icon Sport, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le jeudi 28 août 2025 à 21h38

Il sait peut-être (sûrement ?) déjà que son heure est passée... Bruno Armirail arriverait-il à répéter un tel effort ?

Ce maillot rouge les obsède... et c'est normal. Alors que David Gaudu était tout sourire la veille, malgré la perte de sa tunique de leader de la Vuelta, mais justement parce qu'il l'avait portée, Bruno Armirail était abattu jeudi à l'arrivée de la sixième étape. Car s'il prend une deuxième place surprenante du Tour d'Espagne, grâce à sa présence dans l'échappée du jour, le coureur Decathlon AG2R ne pensait qu'à ces maudites 31 secondes de retard sur Torstein Traeen (Bahrain Victorious) au général...

"Je suis fier de ce maillot rose, tout le monde m'en parle encore, c'est mon plus beau moment"

"Je l'avais un peu en tête quand même, je suis déçu... Je suis monté au train, j'ai tout donné et il ne m'en a pas manqué beaucoup pour porter à nouveau un maillot de leader sur un grand Tour." Car quand on a été maillot rose du Giro pendant deux jours, en 2023, forcément on a toujours envie d'y goûter à nouveau. "On a peu d'occasions comme ça dans une carrière", reprend sur Eurosport le triple champion de France du contre-la-montre (et double tenant, victorieux en 2022, 2024 et 2025) : "Je suis fier de ce maillot rose du Tour d'Italie, tout le monde m'en parle encore, c'est mon plus beau moment sur le vélo. Alors, le maillot rouge après David Gaudu, ç'aurait été beau. J'étais vraiment content pour lui, c'est cool et j'aurais bien aimé l'avoir à mon tour."

Quant au scénario pur de cette sixième étape, Armirail a vite compris que Jay Vine (UAE) serait trop fort : "Je l'ai vu vraiment costaud dès le départ, je savais qu'il pouvait gagner facilement. Je ne l'ai pas vu attaquer, car je suis rentré dans une descente et j'étais le premier échappé à lâcher. J'ai mis un peu de temps, j'ai géré comme j'ai pu et je ne l'ai plus vu, donc je me suis dit qu'il était devant." C'est là qu'il s'est alors focalisé sur le maillot rouge, parvenant à monter avec Lorenzo Fortunato (Astana). Mais le Pyrénéen de 31 ans lui en veut en peu : "Il m'attaquait, puis il ne roulait pas quand il passait, trop bizarre..."

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