Aurélien Canot, Media365, publié le vendredi 05 septembre 2025 à 17h22
Joao Almeida, dauphin de Jonas Vingegaard au général, s'est imposé vendredi devant le Danois au sommet du terrible Angliru lors de la 13e étape de la Vuelta. Pas de changement au classement, où le leader de l'équipe Visma Lease a Bike devance toujours le Portugais, vainqueur du jour.
Première victoire d'étape sur la Vuelta pour Joao Almeida (27 ans), statu quo au général. Le Portugais, qui avait déjà remporté une étape sur un Grand Tour, à l'occasion du Giro 2023, s'est offert vendredi un deuxième succès, cette fois sur le Tour d'Espagne. Assurément le plus beau de sa carrière pour le leader de l'équipe UAE Emirates sur cette course que ne dispute pas Tadej Pogacar et qui a réussi l'exploit de museler Jonas Vingegaard pendant toute la montée du terrible Angliru. Le dauphin du Danois au classement a fait toute l'ascension à l'avant dès lors que les trois rescapés de l'échappée du jour, et en particulier Bob Jungels, repris avant que les favoris ne s'attaquent aux plus forts pourcentages de cette ascension que l'épreuve escaladait pour la dixième fois. A voir comment le futur vainqueur a constamment emmené Vingegaard dans ce tandem de tête composé des deux premiers au général qui s'est dessiné au plus fort de cette dernière difficulté de la journée après que Sepp Kuss et Jai Hindley a perdu le contact avec les deux meilleurs coureurs de ce début de Vuelta, il aurait presque semblé injuste d'ailleurs que la victoire ne revienne pas au vainqueur cette saison du Tour de Romandie, du Tour de Suisse ou encore du Tour du Pays basque.
Vingegaard n'a même pas disputé le sprint...
Pourtant, tous les spécialistes étaient certains lorsque les deux hommes ont passé ensemble sous la flamme rouge - avec toujours Almeida aux commandes et Vingegaard calé dans sa roue - que le leader, qui n'aura finalement pas relayé son rival ne serait-ce qu'une seconde mais avait annoncé qu'il souhaitait s'imposer au sommet de l'Angliru, allait tenter une ultime attaque pour surprendre le Portugais. Curieusement, il n'en a rien été. Le Danois était-il trop juste physiquement pour le faire ou a-t-il décidé de ne pas disputer la victoire à un Almeida qui la méritait plus que personne ? Toujours est-il que d'une manière assez étonnante, l'habituel lieutenant de Pogacar a passé la ligne le premier sans que le maillot rouge essaye de l'attaquer, de le doubler ou de se montrer plus rapide que lui au sprint. De sprint, il n'y en a d'ailleurs pas eu et Vingegaard a tout sauf écrasé vendredi cette Vuelta, comme beaucoup l'imaginaient avant le départ de cette étape de l'Angliru. Tout reste jouable, aussi bien pour le Danois, toujours en rouge, que pour son rival numéro 1, toujours au contact (NDLR : 46 secondes séparent désormais les deux premiers du classement). Personne ne s'en plaindra.













