Pogacar, une « psychose » dans le peloton ?

Pogacar, une « psychose » dans le peloton ? ©Icon Sport, Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 28 avril 2025 à 10h45

Encore dominateur dimanche sur Liège-Bastogne-Liège, Tadej Pogacar, vainqueur de son neuvième Monument, a de nouveau écœuré la concurrence. De là à se dire que le Slovène fait peur au reste du peloton, il n'y a qu'un pas...

Quel phénomène... Quatre jours après avoir signé la deuxième victoire de sa carrière sur la Flèche wallonne, Tadej Pogacar s'est brillamment imposé dimanche lors de Liège-Bastogne-Liège, pour la troisième fois, et la deuxième consécutivement. Également vainqueur des Strade Bianche et du Tour des Flandres, avant de finir deuxième pour son premier Paris-Roubaix puis lors de l'Amstel Gold Race, le Slovène a rajouté une nouvelle classique à son palmarès, et un neuvième Monument, en devançant au final de plus d'une minute l'Italien Giulio Ciccone et l'Irlandais Ben Healy.

Et comme tout le peloton, ce dernier n'a pu que constater l'écrasante domination de « Pogi », avec qui il en a plaisanté après l'arrivée. « Quand est-ce que tu prends ta retraite ? », lui a demandé Healy. « Je suis sous contrat jusqu'en 2030. Peut-être cette année-là », a répondu Pogacar, tout sourire. Le membre de l'équipe EF Education - EasyPost est ensuite revenu sur la prestation du triple vainqueur du Tour de France, qui vit tout « simplement sur une autre planète ».

« Sur une autre planète »

« On a déjà vu tellement de fois Tadej sortir une attaque nucléaire sur ce genre de montée. Je pense que si tu essaies de le suivre directement, tu te brûles, a reconnu Healy. Notre plan, depuis le début, c'était d'essayer de garder un rythme aussi régulier que possible, c'était notre stratégie. Mais aujourd'hui, ça ne s'est pas passé comme ça, et je crois que Tadej était simplement sur une autre planète. Honnêtement, je pense que tout le monde tirait aussi fort qu'il le pouvait. »

Mais pour certains observateurs, le leader de l'UAE Team Emirates n'est pas assez challengé. C'est notamment l'avis de Gérard Bulens, l'ancien patron de l'équipe Crelan-Euphony. « Quand il attaque, personne ne réagit, a confié le Belge sur le plateau de la RTBF. Il y a une sorte de psychose face à Pogacar. On a peur de réagir car on a peur de coincer et de terminer sa course sur la Redoute ». Une côte de la Redoute qui a vu l'intéressé déclencher une impressionnante attaque, et laisser tout le monde sur place. Encore une fois...

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