Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 13 avril 2026 à 14h40
Michael Goolaerts, de là-haut, a dû assister comme nous tous à un Paris-Roubaix de légende ce week-end. Mais pour lui, c'était infiniment plus particulier.
Dès son passage sur la ligne d'arrivée de Paris-Roubaix, Wout Van Aert a levé le doigt au ciel. Ses pensées étaient dirigées vers Michael Goolaerts, son ancien coéquipier qu'il a perdu sur cette même course en 2018 à cause d'un tragique accident, alors que le Belge n'avait pas encore rejoint Visma (ce qu'il a fait l'année suivante). "Gagner à Roubaix et pointer mon doigt vers le ciel, ça a toujours été mon objectif. Cette victoire est pour lui, pour sa famille et tous mes amis de mon ancienne équipe."
"Merci du fond du coeur, Wout (...) Ça peut paraître étrange, mais je le cherche parfois encore"
Marianne Spruyt, la maman de Michael Goolaerts, a forcément été très touchée et s'en est confiée pour Het Laatste Nieuws. "Quand il a franchi la ligne ainsi, je me suis dit : 'Oh Michael, quand même.' Pour nous, ça signifie vraiment énormément, parce que ça montre que notre fils n'a pas été oublié. On savait ce que cette course signifiait pour Wout. Quelques jours après le décès de notre fils, il avait déjà dit qu'il reviendrait pour gagner. Pour Michael. Il a eu beaucoup de malchance lors des dernières éditions, mais cette fois-ci, il était incroyablement fort, même si j'étais très tendue en regardant les derniers kilomètres. Je me demandais s'il allait y arriver ou échouer... Mais il y est arrivé."
Marianne Spruyt rappelle à quel point son fils, décédé à seulement 23 ans, état très apprécié et l'est encore : "Je ne souhaite à personne de vivre ça, car perdre un enfant est une épreuve indescriptible. Ce geste était vraiment très chaleureux. Merci du fond du cœur, Wout." Elle précise que son mari ne se sent pas encore capable de regarder une course, contrairement à elle qui veut tout voir, surtout les classiques du printemps. "Parce qu'on a connu ça avec Michael. Ça peut paraître étrange, mais je le cherche parfois encore. Ensuite, je me dis : 'Mais qu'est-ce que tu fais ? Il n'est plus là.' Ce sont tous des coureurs de son âge. Mads Pedersen, par exemple, Michael ne l'a jamais affronté, mais je ne peux m'empêcher de me demander où il en serait." Wout Van Aert aussi, sans aucun doute. Et dimanche encore un peu plus que les autres jours.














