Faraj Benlahoucine, Media365 : publié le dimanche 12 avril 2026 à 19h53
Vainqueur de Paris-Roubaix grâce à son sprint d'anthologie face à Tadej Pogacar, Wout Van Aert a dédié sa victoire à Michael Goolaerts, son ancien coéquipier décédé lors de l'édition 2018 de l'Enfer du Nord.
Avant son départ, la 123e édition de Paris-Roubaix promettait un duel de costauds entre Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) et Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech). Néanmoins, un homme tapi dans l'ombre n'a pas dissimulé ses ambitions face aux deux favoris. « Je suis déterminé à saisir cette dernière opportunité de victoire ce printemps » a notamment déclaré Wout Van Aert qui a réalisé la course parfaite ce dimanche jusqu'au vélodrome de Roubaix où il a fini par damer le pion à Tadej Pogacar qui échoue à la deuxième place pour la deuxième année consécutive.
« Ça veut dire beaucoup pour moi. C'était un objectif de ma saison, de ma carrière, depuis la première fois que je suis venu participer ici. C'est une course où j'avais perdu un coéquipier il y a quelques années, cette victoire est pour Michael (Goolaerts, ndlr), en hommage à sa famille. Pour le staff aussi, pour mes coéquipiers, mon équipe actuelle et mes anciennes équipes » a déclaré le Belge, apparu en larmes après son triomphe au micro de France Télévisions. Victime d'une chute dans une portion descendante lors du Paris-Roubaix 2018, Michael Goolaerts n'avait pas pu être réanimé, plongeant le monde du cyclisme dans l'effroi le plus total.
« Rien de plus beau que de battre le champion du monde »
« J'ai souvent été malchanceux sur cette course, mais ça m'a donné de l'expérience pour aujourd'hui » a par la suite reconnu Wout Van Aert qui a également fait part de son immense satisfaction d'avoir dominé Tadej Pogacar. « J'ai souvent eu du mal à y croire. Honnêtement, il n'y a rien de plus beau que d'arriver au sprint avec le champion du monde et de le battre au sprint. Quand je suis rentré dans le vélodrome, j'ai juste pensé à mon plan, j'ai tellement fait ce sprint dans ma préparation. J'ai souvent été à la limite et c'était vraiment difficile » a admis celui qui a gravé son nom au palmarès de l'Enfer du Nord à 31 ans.














