Mathieu Warnier, Media365 : publié le dimanche 12 avril 2026 à 20h45
Ne cachant pas avoir été mis en difficulté par les crevaisons subies lors de Paris-Roubaix, Tadej Pogacar a salué la performance de Wout Van Aert.
Tadej Pogacar n'y arrive pas à Wout Van Aert. Neuf mois après s'être incliné face au Belge sur les pentes de Montmartre, le double champion du monde n'a pas été en mesure de rivaliser sur la piste du Vélodrome André-Pétrieux à l'arrivée de Paris-Roubaix. Une course qui n'a pas été simple pour le leader de l'équipe UAE Team Emirates-XRG, loin d'être épargné par les incidents mécaniques. « La plupart des coureurs ont eu des problèmes de crevaison. J'en ai eu trois, et j'ai dû changer de vélo trois fois, s'est-il remémoré dans des propos recueillis par le site spécialisé Cyclingnews. Ce n'est pas idéal, mais j'ai pu compter sur une super équipe pour me ramener avant la Trouée d'Arenberg. » Toutefois, le natif de Komenda n'a pas caché que la multiplication des efforts l'ont rendu « un peu fatigué » alors que la course allait s'emballer.
C'était « mission impossible » pour Pogacar
Isolé en tête de course avec Wout Van Aert pour les 56 derniers kilomètres, Tadej Pogacar a très vite réalisé que la forme n'était pas au rendez-vous. « Je n'avais plus vraiment de fraîcheur dans les jambes pour avoir une chance de le lâcher sur les pavés, a-t-il concédé. J'ai vite compris que ce serait mission impossible. » Le vainqueur de Milan-San Remo et du Tour des Flandres plus tôt cette saison s'est alors évertué à « faire du mieux » qu'il pouvait au moment d'affronter Wout Van Aert au sprint. Il a alors admis que c'était « dur de le battre » dans ces conditions. Avant cette conclusion, Tadej Pogacar a essayé de se défaire du natif d'Herentals mais il est tombé sur un adversaire déterminé à briller sur « L'Enfer du Nord ». « Quand il a attaqué pour la première fois, je pensais pouvoir le contrer mais il a été très malin », a-t-il signalé.
Pogacar n'avait plus les jambes
« On a bien partagé les efforts mais sur les pavés, après son attaque, c'était assez dur de le lâcher », ajoute-t-il. Admettant qu'il avait « toujours de l'espoir pour le sprint », le Slovène a reconnu que ses « jambes étaient des spaghettis » ne lui permettant pas de défendre ses chances. S'il a vaincu le signe indien sur Milan-San Remo cette année, Paris-Roubaix se refuse toujours au leader de l'équipe UAE Team Emirates-XRG. Interrogé sur la possibilité d'une troisième tentative en 2027, il a préféré réserver sa réponse même s'il assure qu'il ne peut « pas dire non ». « Ce n'était que ma deuxième participation à cette course donc laissons-nous du temps et on verra », a-t-il conclu. S'il fera l'impasse sur l'Amstel Gold Race puis La Flèche Wallonne, Tadej Pogacar est désormais attendu au départ de Liège-Bastogne-Liège pour conclure un printemps dont le bilan n'est désormais plus parfait.














