Paris-Roubaix : L'enquête classée sans suite après la mort d'un jeune cycliste

Paris-Roubaix : L'enquête classée sans suite après la mort d'un jeune cycliste©Icon Sport, Media365
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Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mercredi 22 juillet 2026 à 17h48

L'enquête ouverte en 2018 sur les causes de la mort du jeune cycliste belge Michael Goolaerts lors de Paris-Roubaix à la suite d'un arrêt cardiorespiratoire a été classée sans suite.

Son nom avait refait la Une des journaux lorsque Wout van Aert lui avait dédié sa victoire lors du dernier Parix-Roubaix au bout d'un duel dantesque avec Tadej Pogacar, le 14 avril dernier. Dès sa descente du vélo, le coureur belge de la Visma-Lease a bike avait rendu hommage à Michael Goolaerts, son ancien coéquipier et ancien compagnon de chambre, décédé après une chute lors de Paris-Roubaix en 2018, à seulement 23 ans. « Ça veut dire beaucoup pour moi, c'est une course où j'avais perdu un coéquipier il y a quelques années, cette victoire est pour Michael, en hommage à sa famille », avait déclaré le Belge en larmes après son triomphe à Roubaix.

Le 8 avril 2018, Michael Goolaerts, alors dans l'équipe Veranda-Willems, avait chuté dans le secteur pavé allant de Viesly à Briastre, en réalisant un tout-droit dans un virage pour finir contre un talus herbeux. Victime d'un arrêt cardiorespiratoire, il avait été transféré par hélicoptère vers le CHU de Lille et malgré une prise en charge extrêmement rapide, le Belge était décédé dans la soirée.

Van Aert avait été entendu

En avril 2018, le procureur de la République de Cambrai de l'époque, Rémi Schwartz, avait immédiatement ouvert une enquête sur les causes de la mort, afin d'écarter notamment la piste du dopage et pour tenter de faire la lumière sur ce drame, via des analyses poussées pratiquées sur la victime. L'enquête devait également écarter la piste d'une éventuelle négligence médicale de la part du staff de la formation sportive belge. Des perquisitions avaient été menées au siège de l'équipe et à l'agence antidopage flamande. Ses coéquipiers, dont Wout Van Aert, avaient été entendus, comme des membres du staff.

Huit ans après ce terrible accident, la procureure de la République de Cambrai depuis 2022, Ingrid Görgen, a décidé début juillet de classer l'enquête, après des investigations prolongées ces dernières années sans résultat probant. « Aucun élément ne permet de penser qu'il y ait eu une quelconque infraction, permettant par exemple de qualifier un homicide involontaire, a assuré la magistrate à L'Équipe. Il n'a pas été possible d'établir qu'un produit aurait été administré ou aurait joué un rôle causal dans le décès. » L'hypothèse la plus probable reste une décompensation aiguë d'une pathologie cardiaque préexistante.

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