Mathieu Warnier, Media365 : publié le mercredi 22 avril 2026 à 19h10
S'il assure ne pas avoir de regrets après avoir pris la quatrième place lors de La Flèche Wallonne, Benoît Cosnefroy a vu en Paul Seixas un patron.
Benoît Cosnefroy n'a pas réalisé la passe de trois. Déjà sur le podium lors de La Flèche Brabançonne puis de l'Amstel Gold Race la semaine passée, le coureur de l'équipe UAE Team Emirates-XRG a dû se contenter de la quatrième place ce mercredi à l'occasion de La Flèche Wallonne. Aligné comme leader en l'absence de coureurs tels Tadej Pogacar ou Isaac del Toro, le Français a mis en avant son collectif qui « a fait le meilleur job possible » sur les routes ardennaises. Mais face à un Paul Seixas euphorique, il n'y avait pas grand chose à faire. « Paul Seixas a couru en patron et il a montré aujourd'hui (mercredi) qu'il est le plus fort et chapeau à lui », a-t-il affirmé. Convaincu que la montée finale « n'était peut-être pas un effort qu'il appréciait vraiment », Benoît Cosnefroy a fait un parallèle avec son leader Tadej Pogacar.
Cosnefroy : « J'y ai cru à 400 mètres de la ligne »
« Quand tu es fort physiquement, tu arrives à briller sur tous les terrains », ajoute-t-il. Toutefois, sur les pentes du Mur de Huy, le natif de Cherbourg-en-Cotentin concède que « ce sont les jambes qui parlent ». Ce qui lui a donné un mince espoir de faire la décision. « Sincèrement, j'y ai cru à 400 mètres de la ligne, je me sentais encore bien mais ça m'a rattrapé à 200 mètres, a confié Benoît Cosnefroy au micro d'Eurosport. J'ai commencé à dire c'est dur et à 150 mètres, j'étais vraiment dans le dur. » S'il concède que « pour tous les coureurs c'est pareil », le Normand espérait tirer le maximum d'un profil à sa convenance. « C'est vrai que ce Mur c'est à la fois des efforts que j'aime mais c'est tellement horrible on sait qu'on va terminer complètement exténué », a-t-il ainsi ajouté.
Cosnefroy a « donné le max »
Interrogé sur une potentielle hésitation au moment de passer la flamme rouge au pied du Chemin des Chapelles, Benoît Cosnefroy assure qu'il n'y en a pas eu. « Sincèrement, c'est juste qu'à ce moment-là, tous les équipiers sont à bloc et on cherche un peu le leader, mais c'est jamais évident, a-t-il ainsi expliqué. Sincèrement, je n'ai pas senti le moment de flottement. » Assurant avoir « donné le max » pour aller chercher le meilleur résultat, le coureur de l'équipe UAE Team Emirates-XRG affirme qu'on ne « peut pas être déçu quand on donne le max » en ajoutant ne s'être « pas fait avoir » d'un point de vue tactique. « J'étais là où je devais être, a-t-il conclu avec philosophie. Ce sont juste les jambes qui ont parlé et j'étais simplement le quatrième plus fort aujourd'hui (mercredi) ou le troisième moins fort, ça dépend quel point de vue on voit. »














