Aurélien Canot, Media365, publié le vendredi 12 septembre 2025 à 22h40
Julian Alaphilippe, qui n'avait plus goûté à la victoire depuis plus d'un an, a renoué avec le succès vendredi en remportant le Grand Prix du Qébec, qui marquait la reprise de Tadej Pogacar, devant son compatriote Pavel Sivakov. L'ancien champion du monde signe n'avait encore jamais levé les bras depuis son arrivée chez Tudor.
Julian Alaphilippe (33 ans) n'est pas près d'oublier cette quatorzième édition du Grand Prix du Québec. Non seulement parce que l'ancien double champion du monde, qui ne pouvait retrouver son meilleur niveau à un meilleur moment avec les Mondiaux au Rwanda dans deux semaines, a renoué avec un succès qui le fuyait depuis juillet 2024 et une victoire sur une étape du Tour de République tchèque. En retrouvant le plaisir de lever les bras en course vendredi lors de ce GP du Québec qui marquait la rentrée de Tadej Pogacar, désormais quadruple vainqueur du Tour de France et qui n'était plus remonté sur son vélo depuis la dernière Grande Boucle justement, l'ancien protégé de Patrick Lefevere sous les couleurs de l'équipe Soudal Quick-Step a de surcroît obtenu sa première victoire depuis son arrivée au sein de l'équipe Tudor. L'attitude d'Alaphilippe, vainqueur devant un autre Français, Pavel Sivakov, ne manquera pas de faire parler néanmoins. Parti en contre à soixante-dix kilomètres de l'arrivée avec quatre autres coureurs, "Alafpolak" n'a en effet jamais collaboré. Le natif de Saint-Amand-Montrond n'a pas davantage pris de relais plus tard lorsqu'il s'est retrouvé en tête cette fois, dans un groupe de douze.
Alaphilippe : "Je suis resté focus pour le final, je suis très heureux que ça ait marché"
Il ne restait alors plus que deux tours à parcourir et le futur vainqueur se contentait toujours de suivre, en dernière position, probablement déjà focalisé sur la manière dont il surprendrait tout le monde une fois l'arrivée en vue. Cette attaque est intervenue à treize kilomètres de la ligne alors que de l'échappée des douze hommes ne restaient plus que trois rescapés : Alberto Bettiol, Sivakov, équipier de Pogacar chez UAE Emirates et donc cet Alaphilippe qui n'a jamais été rejoint après avoir faussé compagnie à ses deux camarades. "Je suis resté concentré, focus pour le final. C'était de plus en plus dur au fil des tours, jusqu'au dernier kilomètre. Je suis très heureux que ça ait marché", savourait le coureur de l'équipe suisse après s'être offert sa 45e victoire en carrière. Un vrai braquage, visiblement réfléchi par ses directeurs sportifs, qui avait demandé au Français de rester spectateur en attendant le final, à entendre l'intéressé. "J'avais ordre d'essayer de garder le plus de forces pour le final." Une stratégie très spéciale mais couronnée d'un succès. Alaphilippe l'attendait depuis quatorze mois.















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