Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 09 mars 2026 à 14h40
Kiaan Watts a vu rouge (et noir ?) face à Marijn Maas, au point de lui atteindre directement la tête. Pas de chance pour lui, ça a été capté par les caméras de télévision.
Il est interdit de frapper ses concurrents dans le peloton d'un coup de poing sur le casque, ça semble évident. Et pourtant, Kiaan Watts n'a pas résisté, aux Pays-Bas, à taper le crâne de son adversaire local Marijn Maas (voir vidéo plus bas). Les organisateurs de la Ster van Zwolle, cette épreuve de niveau UCI, ont évidemment disqualifié le coureur néo-zélandais de l'équipe NSN, lequel s'est confondu en excuses : "Je l'ai fait en personne, mais je tiens également à présenter publiquement ces excuses à Marijn Maas pour mon comportement, ainsi qu'à mon équipe et mes sponsors, aux organisateurs de la course et aux commissaires de l'UCI. Je regrette profondément ce que j'ai fait sous le coup de l'émotion, je prendrai le temps de réfléchir à mes actes et d'en tirer les leçons."
"NSN attend de ses coureurs un comportement sportif et professionnel en toutes circonstances"
C'est justement ce que sa formation, qui est aussi celle du sprinteur érythréen Biniam Girmay, a souhaité provoquer en ces termes, en l'écartant de la course suivante qu'il devait disputer le dimanche (toujours aux Pays-Bas) : "Nous regrettons profondément ces agissements. L'équipe attend de ses coureurs un comportement sportif et professionnel en toutes circonstances et tient à présenter ses excuses à Marijn Maas, à son équipe, aux organisateurs de la course et aux commissaires de l'UCI."
Kiaan Watts invoque une réaction à un crachat, toutefois était-il réellement intentionnel à son encontre ? Agé de 23 ans, c'est sa troisième saison en équipe réserve mais il a déjà participé à des courses World Tour, pas plus tard que le Samyn en début de semaine dernière. Ce genre d'incident, heureusement rarissime, est déjà arrivé sur le Tour de France, Gianni Moscon ayant été exclu en 2018. Ou sur le Critérium du Dauphiné en 2022 pour Juan Sebastian Molano. Dommage, pour tous ces puncheurs au sens littéral du terme, qu'il n'existe pas de classement par poings...













