Wouter Vanderhaute, le Belge qui secoue le monde du cyclisme

Wouter Vanderhaute, le Belge qui secoue le monde du cyclisme©Media365
A lire aussi

Rédaction Sport365, publié le vendredi 30 mars 2018 à 18h23

Wouter Vanderhaute, nouveau propriétaire du Tour des Flandres, a fait une entrée fracassante dans le monde du cyclisme professionnel. Nombreux sont ses détracteurs, lui assume ses positions polémiques et s'en est expliqué.

Depuis quelques mois, Wouter Vanderhaute n'est plus vraiment appelé par ses nom et prénom. Beaucoup préfèrent le désigner comme « celui qui a invité Lance Armstrong sur le Tour des Flandres ». Finalement, le Texan n'en sera pas pour « des raisons personnelles », comme il l'a indiqué sur les réseaux sociaux. « Le cyclisme est devenu le sport le plus propre grâce à son traitement intraitable contre le dopage. Au lieu d'être fiers, on continue de vouloir être encore plus meilleur élève de la classe et, à ce jeu, on perd tout le temps. Pour les autres sports, c'est l'AMA qui fixe les règles, mais pour nous, ce n'est pas suffisant, on veut aller encore plus loin. (...) Je suis libre et peut me permettre d'inviter Lance Armstrong. J'ai beaucoup de mal avec cette double morale dans le cyclisme. Si on est fiers de Richard Virenque et Laurent Jalabert, on doit l'être aussi de Lance Armstrong et Jan Ullrich. Il n'y a aucun raison intellectuelle et émotionnelle qu'on puisse pardonner à certains et pas à d'autres. » L'affaire Christopher Froome n'est d'ailleurs pas au goût de Wouter Vanderhaute. « La procédure aurait dû rester confidentielle car ce n'est pas un contrôlé positif. ». L'homme a créé 'Flanders Classics', entreprise propriétaire de plusieurs flandriennes, chamboulé le calendrier menant au mythique Tour des Flandres et s'est mis à dos une belle partie du milieu. « Le milieu reste trop conservateur et a la fâcheuse habitude de se tirer une balle dans le pied », raconte-t-il dans l'Equipe. Sa décision de supprimer l'un des passages très populaire du Tour des Flandres, le Grammont, a été vivement critiquée. « Je n'ai rien dénaturé. Au contraire, on a pu expérimenter un nouveau concept du cyclisme qui n'existait pas, en concentrant le final sur deux monts, le Quatremont et le Paterberg. Je voulais montrer à ce milieu qu'il était possible de bouger les lignes ». L'un des ambitions de Wouter Vanderhaute est de clarifier le calendrier cycliste. « On est fin mars et personne ne peut donner le nom des premiers coureurs du classement. (...) Comment rendre visible un calendrier quand Paris-Nice et Tirreno-Adriatico se chevauchent ? » Ces dernières années, les meilleurs cyclistes du monde se tournent plus vers l'épreuve italienne que la française, pourtant World Tour. Le label perd de son importance et Wouter Vanderhaute veut clarifier tout cela.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU