UCI : Le protocole sanitaire renforcé, les sanctions durcies

UCI : Le protocole sanitaire renforcé, les sanctions durcies©Media365

Mathieu WARNIER, publié le jeudi 30 juillet 2020 à 08h45

Dans la foulée de la reprise du cyclisme professionnel et afin d'éviter tout relâchement, l'Union Cycliste Internationale a durci les sanctions pour d'éventuelles entorses au protocole sanitaire mis en place.

L'UCI serre la vis. Si les premiers jours de la reprise de la saison cycliste se passe sans trop de problèmes sur le Tour de Burgos, malgré la mise à l'isolement de certains coureurs par précaution, l'Union Cycliste Internationale ne veut pas laisser la moindre place à un éventuel relâchement dans les semaines à venir. Si le protocole sanitaire mis en place est déjà draconien, l'instance internationale a décidé de durcir nettement le ton en ce qui concerne les éventuelles sanctions à l'encontre des équipes et des organisateurs qui ne respectent pas les consignes édictées. Une « mise à jour » dont l'objectif est de « clarifier les responsabilités des différentes parties dans l'intérêt collectif » alors que « l'UCI a pu noter, avec satisfaction, une prise de conscience croissante de la part des acteurs de la nécessité d'appliquer strictement les instructions sanitaires dans l'intérêt de tous ».

L'UCI prête à sanctionner durement équipes et organisateurs

Cette nouvelle mouture du protocole sanitaire va permettre à l'UCI, si besoin, d'exclure tout coureur n'ayant pas effectué les tests de dépistage du coronavirus obligatoire dans les jours précédant le départ d'une épreuve. « De manière générale, un barème de sanctions (amende ou autres sanctions déterminées par la Commission Disciplinaire) s'appliquera pour tout coureur ou équipe qui n'appliquera pas les mesures obligatoires en vertu du protocole », annonce l'instance dans un communiqué. Mais, au-delà des coureurs et de équipes, les organisateurs de course sont également visés par l'UCI afin de s'assurer de la mise en place de toutes les recommandations d'ordre sanitaire. Dans un tel cas, les sanctions pourront aller de la « mise en demeure d'appliquer les mesures préventives adéquates dans un délai fixé, jusqu'au retrait du Calendrier International Route UCI de l'épreuve ou de toute autre épreuve organisée par l'organisateur pendant la période d'application du protocole ». A cela s'ajoutent d'éventuelles amendes.

Lappartient : « Tout le monde doit jouer le jeu »

Président de l'UCI, David Lappartient a exhorté toutes les parties prenantes du cyclisme professionnel à respecter le plus scrupuleusement possible les recommandations sanitaires. « Dans l'intérêt général, tout le monde doit jouer le jeu face au risque de propagation du virus. Plus d'un mois et demi après la publication du protocole de conduites à tenir, et fort des améliorations apportées au dispositif, il est important que chaque membre de la famille du cyclisme sur route soit tenu responsable de ses actes, assure l'ancien président de la Fédération Française de cyclisme dans un communiqué. Respecter les obligations du protocole, c'est agir au nom du collectif. A un moment crucial de la saison pour notre sport, où, on le voit, la situation demeure fragile, il est capital d'agir plus que jamais unis et responsables. » Un protocole qui, s'il est correctement suivi, devrait permettre d'éviter un scenario similaire à ceux vécus sur l'UAE Tour ou Paris-Nice en début de saison, dans lequel les deux courses ont dû être interrompues avant leur conclusion.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.