Aurélien Canot, Media365 : publié le jeudi 09 avril 2026 à 18h22
Primoz Roglic et surtout Florian Lipowitz n'ont pas compté leurs efforts, ce jeudi lors de la 4e étape du Tour du Pays basque, pour tenter de faire craquer Paul Seixas. A l'arrivée, c'est le prodige français, toujours aux commandes, qui a repris du terrain. Et le Lyonnais n'était pas peu fier après-coup de faire une nouvelle fois partie des gagnants du jour.
Une accélération pour l'un, quatre attaques pour l'autre. Primoz Roglic, 2e du classement général, et Florian Lipowitz, qui complète, lui, le podium, se sont rués à l'abordage ce jeudi lors de la 4e étape pour tenter de faire craquer un Paul Seixas impressionnant depuis le départ de ce Tour du Pays basque et redoutable de solidité aux commandes du classement général. Non seulement, ces deux cadors du peloton ont fait chou blanc, mais, à l'arrivée, c'est même le prodige français qui a réalisé l'une des belles opérations du jour en reprenant du temps à son dauphin slovène, désormais relégué à 2'19", comme à son autre rival (2'28").
Avouant ensuite sur Eurosport qu'il n'avait jamais pensé à remporter une 3e victoire d'étape - "Moi, je m'en fichais de la gagne aujourd'hui (jeudi). Je voulais juste reprendre du temps pour leur mettre si possible un petit coup au moral et leur faire comprendre également que ça n'allait pas être si facile que ça" - le Lyonnais était ravi d'avoir fait passer un message aux autres prétendants à la veille de l'avant-dernière étape, l'étape-reine, qui ne lui fait pas davantage peur d'ailleurs que les précédentes. Surtout après cette nouvelle démonstration de sa domination.
"Je savais qu'ils allaient peut-être vouloir essayer de m'attaquer aujourd'hui (jeudi). Honnêtement, je ne pensais pas de si loin. Mais j'ai contrôlé, je ne me suis pas affolé (...) Cette étape-reine, je l'aborde avec beaucoup de confiance. Ils n'ont pas réussi à me faire céder jusqu'à maintenant, je me sens solide, en confiance, je récupère bien".
Seixas : "On peut croire que c'est une prise de risques, mais c'est calculé"
Toujours aussi en jambes, le récent 2e des Strade Bianche a donné un nouvel aperçu de sa grande forme dans la dernière descente, en s'isolant, là aussi avec uniquement en tête d'augmenter encore son avance au général. Beaucoup ont pensé que le pari était osé. Seixas, avec une maturité déjà déconcertante dans ses propos comme dans son cyclisme, les a vite rassurés.
"Je voulais en garder pour le final, et après, pour avoir fait le parcours avec l'équipe et la descente, que je connaissais, car je l'avais faite une fois, je me suis dit que je pouvais tenter un coup dans la descente sachant qu'ils n'avaient pas tous un excellent niveau en descente. J'ai réussi à faire le trou, j'ai aussi emmené quelques mecs avec moi dans la roue au pied pour qu'ils puissent aller jouer la gagne (il rit) (...) Cette descente, je la connaissais, je me fais confiance, en ce moment, j'ai un bon niveau dans les descentes (...) Je savais qu'il n'y avait pas de piège, juste de belles courbes qui me convenaient pour pouvoir faire des écarts, et j'ai mis en oeuvre ce que je pouvais mettre (...) On peut croire que c'est une prise de risques, mais c'est calculé".
Seixas : "Je n'ai jamais été esseulé"
De la même façon que tout avait été une nouvelle fois programmé du côté de l'équipe Decathlon CMA CGM pour que leur jeune leader puisse de nouveau frapper fort. Le maillot jaune n'a d'ailleurs pas manqué de mettre l'accent après l'arrivée sur le travail exceptionnel de ses équipiers de nouveau lors de cette étape.
"Ils ont contrôlé l'échappée et m'ont aidé à me placer parfaitement aujourd'hui. C'était vraiment un job impeccable, j'ai vraiment eu zéro moment où j'étais perdu dans le peloton. Chapeau à eux, ils ont vraiment fait un boulot exceptionnel (...) Nico (Nicolas Prodhomme), Leo (Bisiaux) et Matthew (Riccitello) m'ont aidé dans les bosses, ils ont été très solides et m'ont accompagné. Je n'ai jamais été esseulé et c'est ce qui m'a permis de pouvoir en garder pour la fin et pour pouvoir tenter ce coup". Et le phénomène de marquer encore un peu plus son territoire sur ce Tour du Pays basque qui marque assurément et plus que jamais sa griffe.














