Tour de Turquie : Jakobsen ne cache pas une certaine appréhension

Tour de Turquie : Jakobsen ne cache pas une certaine appréhension©Media365
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Aurélien CANOT, Media365, publié le vendredi 09 avril 2021 à 15h49

Huit mois après sa terrible chute sur le Tour de Pologne, Fabio Jakobsen fera son grand retour à la compétition dimanche à l'occasion du Tour de Turquie. Très impatient, le jeune coureur néerlandais avoue également une certaine appréhension.


Huit mois après, revoilà Fabio Jakobsen. Dimanche, le jeune coureur néerlandais victime d'une terrible chute en août dernier sur le Tour de Pologne effectuera son grand retour à la compétition, à l'occasion du Tour de Turquie. Avec une grande impatience de reprendre son métier, mais non sans une certaine appréhension et un stress naturel pour celui qui s'était fait la peur de sa vie ce 5 août 2020 après que son compatriote Dylan Groenevegen l'a propulsé au-dessus des barrière en le tassant alors que les deux hommes sprintaient à une vitesse folle. « Ça sera la première fois que je serai de retour dans le groupe. C'est aussi la première fois que je vais sortir du pays et voyager. Ce qui n'est pas rien pour moi. Mais c'est vrai que j'ai hâte de recommencer à courir, même si ça me fait un petit peu peur. Je veux juste faire ce que j'aime : courir à vélo », avoue Jakobsen le miraculé, conscient qu'il devra attendre avant de retrouver son meilleur niveau, notamment dans son exercice préféré mais qui aurait également pu causer sa perte avec moins de chance : le sprint. « Je ne crois pas que j'arrive sur ce Tour de Turquie avec l'étiquette d'un favori pour la gagne au sprint, ça prendra du temps. Je veux juste finir ces huit jours de course, et m'améliorer encore. » Premier surpris de pouvoir reprendre, de surcroît aussi rapidement, après un tel accident, le champion des Pays-Bas 2019 avoue que s'il se retrouve à deux jours de recommencer ce qu'il aime le plus au monde, il le doit essentiellement à ses proches.

« Le Wolf Pack est ma deuxième famille »



« Ma famille a vraiment constitué mon pilier à la maison, souffle Jakobsen, un brin ému. Quand j'ai été rapatrié de Pologne, je n'étais pas capable de m'occuper de moi. Ma famille l'a fait pour moi. Ils représentent tout à mes yeux. Alors que c'était compliqué pour eux de voir leur fils ou leur frère revenir dans cet état. Ils m'ont vraiment accordé beaucoup de leur temps. Je leur en serai éternellement reconnaissant », avoue Jakobsen, qui a pu constater également durant sa convalescence et dans les jours qui ont suivi ce qui avait tout d'un drame avant l'heure à chaud que le surnom « Wolf Pack » (la meute de loups) donné à l'équipe Deceuninck-Quick Step était tout sauf usurpé. « J'ai vraiment pu ressentir cette connexion entre nous. On dit toujours qu'on est le Wolf Pack (la meute, ndlr) et qu'on prend soin les uns des autres comme si on était une famille. Mais c'est vraiment quand quelque chose comme ça arrive à l'un d'entre nous, que l'on peut ressentir que ça nous rapproche tous. Tout le monde m'a soutenu durant mon long chemin pour revenir. L'équipe est ma deuxième famille. » Nul doute que la meute de loups fera tout pour que Jakobsen réalise au plus vite le rêve de sa deuxième carrière. « J'ai atteint un objectif en revenant à la course, le prochain sera de lever à nouveau les bras et remporter une course. » Une deuxième carrière qui débutera dimanche en Turquie. Si quelqu'un avait dit ça à Fabio Jakobsen en août dernier, il ne l'aurait évidemment pas cru.

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