Tour de Suisse : Vauquelin, la fierté des siens

Tour de Suisse : Vauquelin, la fierté des siens ©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 23 juin 2025 à 18h19

Même si on a vite compris que l'exploit serait impossible, la famille y a cru jusqu'au bout.

Kévin Vauquelin n'a pas réellement pu croire mettre fin à l'incroyable disette française, désormais portée à 253 courses à étapes World Tour consécutives sans victoire finale au général d'un coureur tricolore (Christophe Moreau est le dernier vainqueur, sur le Dauphiné en 2007) ! Mais sa deuxième place sur le Tour de Suisse, alors qu'il portait encore le maillot jaune sur l'ultime contre-la-montre logiquement dominé par Joao Almeida, est une vraie performance qui a fait vibrer ses supporters. A commencer par les plus proches, ses parents bien sûr.

"Il s'excuse de ne pas avoir gagné, je suis émue, ça me fait chialer..."

Bruno, son père, chez qui nos confrères locaux d'Ici ont suivi la dernière étape dans la maison familiale, en Normandie : "Il nous avait dit, au début du Tour, qu'il verrait au jour le jour. Mais ça c'est Kévin, quand il commence à être dans les leaders, il va tout donner parce qu'il sait que ça peut le faire." Au fur et à mesure le paternel, multipliant les allées et venues entre le canapé et la cuisine, est passé comme tout le monde de l'espoir à la déception, même si ça reste "une très belle deuxième place, méritée".

Avant le départ, la maman Valérie était aussi dans tous ses états : "Tant qu'il ne passe pas la ligne, je n'y crois pas. Dans ma tête, je me dis que oui, j'espère, on peut y croire. S'il perd de quinze secondes, ça ne sera pas grave, mais une ou deux secondes ce serait très dur pour lui..." Au final, le coureur de l'équipe Arkea - Bamp;B Hotels échoue à plus d'une minute de Joao Almeida au classement général, de quoi balayer toute possibilité de regret. "Il a été très fort, respect, il est impressionnant," concède Bruno, beau joueur, à propos du leader UAE Emirates. "Mon téléphone commence à sonner, ça y est." La question majoritaire, forcément : "Pas trop déçu ?" Valérie, scotchée à la télévision, termine presque aussi lessivée que son fils : "Il s'excuse de ne pas avoir gagné, je suis émue, ça me fait chialer..."

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