Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 17 juin 2026 à 20h15
Le quadruple vainqueur du Tour de France nous fait souvent le coup. Trop fort, il assure qu'il n'avait pas prévu (voulu ?) sa démonstration.
Tadej Pogacar n'avait pas le temps, une fois de plus. Le Slovène est parti seul à 70 kilomètres de l'arrivée de la première étape du Tour de Suisse, plus personne ne l'a revu et il compte déjà plus de deux minutes d'avance au général sur son premier poursuivant, Richard Carapaz (EF Education). "C'était vraiment très dur, voulait-il pourtant nous faire croire à l'arrivée (pour L'Equipe). Pas au départ, car mes équipiers ont contrôlé, mais la première bosse était déjà très difficile. L'équipe a fait un travail incroyable, on a pris les bonifications et puis on y est allés... On a réussi à aller jusqu'au bout comme ça. Je n'avais pas beaucoup d'indications sur les écarts, je ne savais pas si je prenais beaucoup de temps, puis j'ai vu que c'était quand même important." Il a donc voulu conserver son avance jusqu'au bout et malgré ce final "très difficile et long avec des descentes techniques", il était très bien tout seul. Comme toujours.
Gianetti : "On peut se permettre des essais"
"Ce n'était pas du tout le plan. Parfois ça fonctionne, mais merci aux équipiers qui ont fait le travail et le tempo pour permettre de m'imposer." Son équipe UAE Emirates est forte, c'est un euphémisme, et il n'y a aucun autre objectif que de garder le maillot de leader jusqu'au bout, dimanche à Villars-sur-Ollon. "Que ce soit moi ou n'importe quel autre, on va discuter et on verra ce qu'on fait." Pas besoin de se prendre la tête, quand on a le talent et les moyens.
"La situation de cette étape était vraiment chaude au départ, les bonifications du sprint ont créé une petite cassure", insiste le directeur sportif Mauro Gianetti, heureux que le premier test ait été réussi dans les grandes largeurs après le Tour de Romandie il y a un mois et demi, et surtout un gros travail en altitude depuis. "Il a trouvé de bonnes sensations, il a bien bossé et on a vu qu'il a a très bien progressé à l'approche du Tour de France." On a surtout vu la même chose que d'habitude. A savoir une corrélation entre toutes les datas imaginables et la route, la seule qui vaille : "On peut se permettre des essais sur ce Tour de Suisse qui n'est pas trop long, Richard Carapaz l'a fait aussi derrière." En pensant déjà à s'entraîner pour le contre-la-montre de samedi, en prévision des deux chronos du Tour.












