Tour de France : Lance Armstrong vu par Bradley Wiggins

Tour de France : Lance Armstrong vu par Bradley Wiggins©Media365

Mathieu WARNIER, publié le lundi 29 octobre 2018 à 19h54

Dans un chapitre de son dernier livre, Bradley Wiggins consacre un chapitre à Lance Armstrong.

« Si vous être facilement offensé, veuillez regarder ailleurs. » C'est ainsi que Bradley Wiggins entame un des chapitres de son livre baptisé « Icons » au fil duquel il brosse le portrait de 21 coureurs qui, chacun à leur manière, ont marqué l'histoire du cyclisme. Ce chapitre particulier concerne une des heures les plus sombres du sport cycliste, celles où Lance Armstrong a régné de main de maître sur le Tour de France, remportant à sept reprises consécutives l'épreuve avant d'être effacé du palmarès suite à ses aveux de dopage face à Oprah Winfrey début 2013. Il commence par raconter sa première rencontre avec l'Américain, quand il n'avait que treize ans et qu'il en était fan. « Durant une course cycliste, il est arrivé et a couru à mes côtés, déclare le Britannique. Il m'a dit : 'Comment ça va, Wiggo ?' ou quelque chose comme ça, et m'a souri. Je me suis senti tout petit car... eh bien, parce qu'il était Lance Armstrong. Suis-je autorisé à dire ça ou bien cela fait-il de moi un hérétique du cyclisme. »

Pour Wiggins, un vainqueur du Tour de France est « parfois un rien sociopathe »


Vainqueur du Tour de France en 2012, premier Britannique à réaliser cette performance, Bradley Wiggins tire un portrait très inattendu de ce qu'est un vainqueur de la Grande Boucle. Pour lui, un tel coureur est « parfois un rien sociopathe » et « toujours un être humain très spécial, très passionné ». « Je me sens privilégié d'être membre de ce groupe de tarés, ajoute le Britannique pour qualifier les coureurs qui ont un jour remporté la Grande Boucle. Nous ne sommes pas ce que vous pourriez appeler des personnes normales car être normal ne vous permet pas de gagner le Tour de France. » Une définition à laquelle Bradley Wiggins pense pouvoir rattacher Lance Armstrong, qu'il décrit comme le « parfait » vainqueur du Tour. « C'est ici que réside le paradoxe du fait que Lance Armstrong a été dépossédé de ses titres. Ses adversaires ne l'appréciaient pas forcément mais il est certain qu'ils le respectaient énormément. » Un respect qui s'est traduit par le soutien apporté par l'Américain à Jan Ullrich.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.