Tour Auvergne-Rhône-Alpes (E7) : « J'ai fait n'importe quoi » Seixas raconte sa chute

Tour Auvergne-Rhône-Alpes (E7) : « J'ai fait n'importe quoi » Seixas raconte sa chute©Icon Sport, Media365
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Thibaut Simon, Media365 : publié le samedi 13 juin 2026 à 20h37

Paul Seixas a vécu une journée mouvementée. Après une lourde chute, le Français a effectué un retour remarqué lors de la 7e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce samedi, Paul Seixas est passé par toutes les émotions. Lors de l'avant-dernière étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, le Français de la formation Decathlon CMA CGM a d'abord chuté à 90 km de l'arrivée, comptant plus de quatre minutes de retard sur la tête de course, avant de revenir à une honorable 7e place. Obtenant le prix de la combativité du jour, Seixas est revenu sur sa mésaventure. Épuisé, touché physiquement, le Lyonnais a concédé avoir commis une erreur.

« Je suis arrivé trop vite dans un virage, j'avais pris l'habitude de doubler certains coureurs en descente pour reprendre des positions sans forcer. J'ai pris trop de risques, je suis arrivé à l'extérieur d'un coureur. Il y avait un fossé avec du gravier à gauche et la route à droite, je me suis retrouvé entre les deux et ma roue est partie. J'ai fait un vol plané sur le goudron et je me suis retrouvé à glisser sur les mains sur 30 mètres. Je suis brûlé sur tout le corps. » Sur le podium, pas celui qu'il espérait, Seixas exposait malgré lui les pansements qui soignaient ses plaies. Au bout de l'effort, le Français a finalement vu Isaac Del Toro remporter l'étape du jour.

« J'ai cru que je n'allais pas repartir »

« Je n'ai aucune excuse », Seixas était forcément déçu, en premier lieu contre lui, après son erreur « bête » comme il l'a expliqué. Coupable, le Lyonnais de 19 ans a également eu peur au moment de se relever, pensant même que la course allait s'arrêter là. « Je me suis arrêté dans le fossé, j'avais mes équipiers autour de moi, pendant un moment j'ai cru que je n'allais pas repartir, j'étais vraiment défoncé », a-t-il confié après la 7e étape. Sans Daan Hoole et Stefan Bissegger qui ont permis à Seixas de reprendre une minute sur le retard concédé, le prodige a ensuite été emmené par Aurélien Paret-Peintre dans la première ascension du Grand Colombier. Les mains en sang, Seixas est arrivé épuisé. « J'étais mort quand je suis rentré sur le groupe. J'avais du mal, je n'arrivais pas bien à m'appuyer sur les bras. J'ai quand même appuyé, je me suis dit "peu importe la douleur" », a complété le Français.

Malgré les efforts, le coureur de la formation Decathlon CMA CGM a concédé 1'15" de retard sur le Mexicain à l'arrivée. Un mal pour un bien au vu du scénario vécu par le Lyonnais. Mais le jeune coureur était déçu et devra se reposer pour repartir ce dimanche. « J'ai fait n'importe quoi dans cette descente, je m'en veux énormément. Je ne suis pas fier de moi. Je pense que je vais repartir demain. On verra. Mais je vais me battre jusqu'au bout pour l'équipe », a-t-il conclu après s'être écroulé dans les bras de son père à l'arrivée.

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