Aurélien Canot, Media365 : publié le vendredi 12 juin 2026 à 08h54
Cinquième ce jeudi de la 5e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, enlevée au sprint par Wout Van Aert, Henri-François Renard-Haquin (23 ans) s'est offert son tout premier Top 5 en World Tour. Le Haut-Marnais en est le premier surpris, lui qui devait à l'origine jouer uniquement le rôle de poisson-pilote de Dillon Corkery.
Arrivé en World Tour en début d'année dernière en rejoignant l'équipe néerlandais PicNic-PostNL, Henri-François Renard-Haquin (23 ans) se souviendra longtemps de son premier Top 5 dans la catégorie. Le jeune espoir français ayant fait ses classes sous les couleurs de la formation Saint-Michel-Auber 93, comme stagiaire, puis chez les Belges de Wagner-Bazin gardera également en mémoire que cette 5e place, ce jeudi sur la 5e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, enlevée au sprint par Wout Van Aert, le Haut-Marnais ne pouvait absolument pas l'espérer, ni même s'attendre.
"HFRH" n'est en effet pas censé disputer les sprints jusqu'au bout mais uniquement faire en sorte de mettre Dillon Corkery sur orbite et dans les meilleures conditions possibles, comme le veut son rôle de poisson-pilote de l'Irlandais. Toutefois, ce dernier ayant disparu du rétroviseur du vainqueur du Tour de Moselle en 2023, Renard-Haquin a pu jouer sa propre carte. Après l'arrivée, il semblait encore très étonné de ce scénario qui lui avait permis d'endosser le costume de Corkery le temps d'une étape.
Renard-Haquin : "Là, je suis vraiment rester calme"
"Une surprise pour moi ? Oui, un petit peu, car initialement, c'est Dillon (Corkery) qui devait sprinter, mais j'ai fait l'effort à un moment pour le remonter sur la droite. Et je me suis dit de toute façon comme il était dans ma roue que je n'allait pas le gêner. Finalement, il s'est un peu perdu, je ne l'ai plus entendu, et j'ai continué et finalement, je fais cinq (sic). A ma grande surprise", ne cessait de répéter après-coup sur Eurosport le natif de Val-de-Meuse, ou tout simplement Henri Haquin sur ses réseaux sociaux, avec encore beaucoup de mal à réaliser ce qui venait de se passer.
"J'étais dans la roue de Dillon au début. Au virage, je suis passé devant, j'ai fait mon travail et l'effort que je devais faire initialement, pour le replacer. Mais il a dû être gêné, rester bloqué et moi, j'ai poursuivi mon effort vu que je me sentais vraiment pas mal à la fin. J'ai suivi les roues. Et je termine 5e en n'ayant pas pris trop de risques, c'est pas mal."
Renard-Haquin était d'autant plus content (en plus d'être surpris) qu'il avait su lors de ce sprint aller contre sa nature. "Je suis tout le temps un peu nerveux. Et parfois, je prends un peu trop de risques, ou pas assez. Là, je suis vraiment rester calme." Ou la journée de tous les paradoxes pour l''ancien amateur du CC Etupes.













