Total Direct Energie : Bernaudeau en colère contre l'UCI

Total Direct Energie : Bernaudeau en colère contre l'UCI©Media365

Aurélie SACCHELLI, Media365, publié le vendredi 18 décembre 2020 à 16h22

Jean-René Bernaudeau, le patron de l'équipe Total Direct Energie, a fait part, dans les colonnes de Ouest France, de sa colère contre l'UCI, qui met beaucoup de temps à dévoiler la liste des équipes qui figureront dans le World Tour 2021.

Dans quelques jours, nous serons en 2021, mais l'Union cycliste internationale n'a toujours pas dévoilé la composition officielle du World Tour. L'élite du cyclisme mondial comptera 18 ou 19 équipes, l'incertitude pesant sur les garanties financières apportées par l'équipe Qhubeka Assos, qui succède à NTT (dans le même temps, Circus-Wanty-Gobert a racheté la licence de CCC). Jean-René Bernaudeau, le patron de Total Direct Energie, sait qu'il ne sera pas dans l'élite en 2021, mais les atermoiements de l'UCI ont des répercussions pour lui, puisque si le World Tour comporte 19 équipes, cela signifie qu'il n'y aura que trois invitations pour le Tour, dont une déjà réservée à Alpecin-Fenix, vainqueur du Continental Tour 2020. Les chances de voir Total Direct Energie sur la Grande Boucle, la plus grande course du monde, seraient donc réduites.

Bernaudeau : "On ne sait absolument pas sur quel pied danser"

« Cela a de vraies conséquences, car derrière, nous, on ne sait absolument pas sur quel pied danser, il est temps que l'UCI se prononce et qu'elle s'explique..., confie Bernaudeau dans les colonnes de Ouest France. Bizarrement, nous savions qu'Ernst & Young (le cabinet de conseils) chargé d'éplucher les dossiers financiers des équipes, devait statuer le 1er décembre, et théoriquement, le 4 décembre, vous, nous, tout le monde, devaient être au courant de la décision de l'UCI concernant les licences World Tour. Mais là, nous ne savons rien, cela fait des jours qu'on attend... On a le sentiment qu'on a permis à des structures un délai pour être dans les règles, c'est très bizarre (...) On voit bien que certains doivent uniquement leur salut car leur licence est rattachée à des sociétés. Mais qui y a-t-il vraiment derrière, y a-t-il une vraie structure ? Jamais je n'ai envisagé d'intégrer le World Tour de cette manière, en sortant le carnet de chèques ! Il faut des garanties, peut-être, mais sa place en première division mondiale, il faut surtout la mériter sportivement, il ne faut pas l'acheter ! » La balle est désormais dans le camp de l'UCI...

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