Sprint : Bos propose des changements pour plus de sécurité

Sprint : Bos propose des changements pour plus de sécurité©Media365

Mathieu WARNIER : publié le jeudi 03 décembre 2020 à 10h30

Alors que la saison cycliste 2020 a été marquée par l'accident de Fabio Jakobsen sur le Tour de Pologne, l'ancien pistard Theo Bos s'est confié sur les évolutions réglementaires nécessaires afin de sécuriser les sprints massifs.



L'accrochage entre Fabio Jakobsen et Dylan Groenewegen lors de la 1ere étape du Tour de Pologne a été un rappel douloureux pour le peloton professionnel. Les sprints massifs à l'arrivée des courses sont une phase critique et, parfois, dangereuse. Toutefois, si l'Union Cycliste Internationale a lancé un chantier sur la sécurité à la suite de cet accident, cette réflexion ne s'est pas encore matérialisée. Ancien spécialiste du cyclisme sur piste passé ensuite sur la route, Theo Bos s'est montré parfois limite dans ses attitudes mais le Néerlandais l'assure : « Il faut que ça change ! ». Dans un entretien accordé au media AD.nl, l'ancien sextuple champion du monde sur piste appelle à du changement. « Ça ne peut plus être le far west dans les sprints massifs, avec des commissaires qui interprètent tout de manière légère avec quelques règles que tout le monde comprend et que tout le monde peut appliquer », tonne ce dernier. Habitué à l'exercice de la piste, qui est très codifié concernant le sprint, Theo Bos veut que le règlement sur route s'en rapproche.

Zone de sprint, barrières... Bos propose des changements massifs

Pour cela, il propose la mise en place dans les 300 derniers mètres d'une zone de sprint installée le long des barrières, qui ne pourra être quittée par celui qui y entre en tête. « Ceci pourrait éviter que les coureurs puissent aller d'un côté à l'autre de la chaussée, tant pour les sprinteurs que pour leurs lanceurs. Si vous être en tête du peloton à 300 mètres de l'arrivée dans la zone dédiée aux sprinteurs, alors vous y restez. Si vous la quittez, vous êtes déclassé. » A cela s'ajoute une proposition qui éviterait des prises de risques inutile : interdire de passer entre un coureur et les barrières. « De cette manière, vous ne pourrez plus plonger dans des trous de souris, comme Peter Sagan a pu le faire sur le Tour de France. De même, vous n'aurez plus cette situation dans laquelle le coureur de tête ferme la porte avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Tout coureur qui en passerait entre un autre coureur et les barrières serait déclassé. » Theo Bos pousse également pour imposer aux organisateurs une ligne droite longue de 300 mètres au minimum l'arrivée des étapes, d'installer des barrières hautes de deux mètres pour éviter de voir le public se pencher vers la route et de tracer des lignes au milieu de la chaussée pour offrir aux coureurs un point de repère. Des évolutions réglementaires parfois radicales qui pourraient changer la face du sprint dans les années à venir.

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