Ses années dopage ? Armstrong ne regrette rien

Ses années dopage ? Armstrong ne regrette rien©Media365

Aurélien CANOT, publié le vendredi 24 mai 2019 à 11h12

Dans un entretien que diffusera la NBC Sports le 29 mai, Lance Armstrong avoue qu'il ne regrette pas de s'être dopé pour obtenir notamment ses sept succès sur le Tour de France. L'Américain déchu de ces sept titres assure même que si c'était à refaire, il le referait, et de la même manière.

Le dopage, la triche, son palmarès bâti uniquement de cette manière, Lance Armstrong ne regrette rien. Dans un entretien accordé à la NBC Sports que la chaîne américaine diffusera le 29 mai prochain, l'ancien cycliste n'éprouve aucun remord. L'Américain, vainqueur sept fois de suite du Tour de France en 1999 et 2005 avant d'être déchu de ses sept victoires après avoir avoué s'être dopé, va même plus loin que jamais dans cet entretien en assurant qu'il s'y prendrait et agirait de la même façon aujourd'hui s'il était sûr d'obtenir les mêmes résultats. « Nous avons fait ce que nous devions faire pour gagner, ce n'était pas légal, mais je ne changerais rien de ce qu'il s'est passé, que ce soit perdre un sacré paquet d'argent ou passer du statut de héros à celui de zéro. Je ne changerais strictement rien à ce que j'ai fait si c'était à refaire, je ne changerais pas tout ce qu'il m'est arrivé. En premier lieu, je ne changerais pas tout ce que j'ai appris », affirme Armstrong, précisant une fois de plus qu'il n'aurait jamais été rattrapé par la patrouille s'il n'avait pas décidé de parler de lui-même à un moment. « Je n'aurais rien appris si je n'avais pas agi comme je l'ai fait. Il n'y aurait pas eu d'enquête et pas de sanctions si je n'avais pas agi comme je l'ai fait », insiste bien le Texan qui se trouvait « à la tête du système de dopage le plus sophistiqué, le plus professionnel et le plus efficace de l'histoire du sport », à en croire l'Agence américaine antidopage.

Armstrong : « Je voulais que l'on m'attrape »

Suspendu à vie en 2012 par cette même USADA, l'intéressé continue par ailleurs de justifier son recours au dopage de manière toujours aussi invraisemblable. « Si je me dope et si je ne dis rien, rien de tout cela ne serait arrivé, rien du tout, répète l'ancien leader de l'US Postal. C'est comme si c'était ce que je voulais, je voulais que l'on m'attrape, j'étais une proie facile ». Certain qu'il n'avait pas d'autre choix à son époque que d'avoir recours au dopage pour se faire un nom dans le cyclisme (« Je savais qu'il y aurait des couteaux lors de ce combat. Pas seulement les poings. J'avais des couteaux et puis un jour, les gens commencent à arriver avec des armes à feu. C'est à ce moment-là que vous dites : est-ce que je reviens à Plano, au Texas, sans savoir ce que vous allez faire ? Ou allez-vous au magasin d'armes ? J'ai marché jusqu'au magasin d'armes. Je ne voulais pas rentrer à la maison. »), le coureur passé également par la Discovery Channel ne regrette qu'une seule chose : ses menaces répétées envers certains coureurs ainsi que ses intimidations, là aussi fréquentes envers d'autres membres du peloton bien décidés à mettre en lumière les agissement hors-la-loi d'Armstrong. « Je n'aurais jamais dû faire ça, surtout en sachant que la plupart de ce qu'ils disaient était vrai. Nous aimerions tous revenir en arrière et changer certaines choses de notre vie et cela en fait partie. » De ses années dopage, en revanche, le plus grand tricheur de l'histoire du cyclisme contemporain ne regrette rien.

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