Mathieu Warnier, Media365 : publié le dimanche 16 août 2026 à 09h25
En réaction au décès de Finlay Tarling sur le Tour du Portugal, le syndicat des coureurs a pointé du doigt les normes régissant les casques considérées comme insuffisantes face à la vitesse atteinte par le peloton.
Le cyclisme peut être un sport dangereux. Alors que la liste des coureurs renversés lors de sorties d'entrainement ne cesse de s'allonger, c'est en course que Finlay Tarling a perdu la vie ce jeudi à l'occasion du Tour du Portugal. Membre de l'équipe de développement NSN, le jeune frère du rouleur britannique Joshua Tarling a été percuté par une voiture extérieure à la course. Un accident qui a poussé le syndicat des coureurs Cyclistes Professionnels Associés (CPA) à prendre la parole par l'intermédiaire des réseaux sociaux. « Nous sommes sans voix mais également remplis de colère, déclare ainsi l'instance. Il est inadmissible que la vie d'un jeune coureur prenne fin de cette manière et nous sommes furieux qu'il soit encore impossible aujourd'hui d'empêcher que de tels accidents graves arrivent. »
Hansen demande des normes renforcées
Alors que le décès de Finlay Tarling fait suite à ceux de Muriel Furrer ou encore Gino Mäder, le CPA s'inquiète des vitesses toujours plus importantes atteintes par les coureurs, rappelant que la 11eme étape du dernier Tour de France a été parcourue à la moyenne de 50,91km/h. Interrogé par la BBC, Adam Hansen assure que « l'un des points que nous devons examiner, ce sont les casques ». L'ancien coureur assure que cet accessoire indispensable a « besoin d'une mise à jour majeure » en réponse à la recrudescence des accidents graves autant en course qu'à l'entraînement. Il rappelle que les casques répondant aux normes européennes actuelles ne sont homologués « que pour une vitesse de 19,5km/h ». « Je ne pense pas que ce soit suffisant pour la course sur route », ajoute le patron du CPA.
Hansen : « Une petite faille dans le système »
Revenant sur les circonstances de l'accident qui a été fatal pour Finlay Tarling, Adam Hansen reconnaît que c'est « une petite faille dans le système » d'un Tour du Portugal dont l'organisation est « globalement très bonne ». « Si les gens ne connaissent pas les courses, ils pensent naturellement que la course est terminée et continuent sur le parcours, où en réalité il peut y avoir de nombreux groupes », ajoute-t-il avant de reconnaître que « fermer chaque route et chaque allée est difficile ». Pour conclure, le patron du syndicat des coureurs confie en arriver à « se demander quel risque minimal les organisateurs sont prêts à prendre et s'il leur est même possible d'avoir des gens à tous ces endroits ». Ce qui est certain, c'est que la recrudescence des accidents doit appeler à une nouvelle réflexion sur la sécurité des courses.















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