Aurélien Canot, Media365, publié le lundi 15 décembre 2025 à 12h33
Tout fraîchement débarqué au sein de la richissime équipe Red Bull-Bora Hansgrohe, Remco Evenepoel (25 ans) a le sentiment d'être entré dans un autre monde. Impressionné, le champion belge qui ne rêve que de Grands Tours avoue l'être aussi par Tadej Pogacar comme par le Français Paul Seixas lorsqu'il évoque la suite.
A quelques jours de Noël, Remco Evenepoel s'est offert le plus beau des cadeaux avant l'heure en rejoignant la grosse armada de Red Bull-Bora Hansgrohe. Le "Petit Cannibale", élu ce week-end sportif belge de l'année pour la cinquième fois de sa carrière - il n'est plus qu'à une longueur du légendaire Eddy Merckx, récompensé à six reprises entre 1969 et 1974 - avoue qu'il a des étoiles plein les yeux depuis qu'il a pris part à cette nouvelle aventure au sein de la richissime formation allemande. Un autre monde assurément.
"Il y a plus d'argent, c'est certain, et ça rend la vie un peu plus facile (...) C'est vraiment impressionnant de voir le nombre de personnes qu'il y a dans cette équipe, comment cette équipe travaille et à quel point tout le monde essaye de travailler sur les détails", a reconnu dimanche soir sur RMC au micro de Marion Bartoli l'ancien leader de l'équipe Soudal-Quick Step, qui ne regrette absolument pas d'avoir tourné le dos à six ans de sa vie de coureur pour basculer dans cette nouvelle dimension.
"C'est vraiment ça que je voulais pour mon évolution. Ici, j'ai vraiment trouvé ce dont j'ai besoin et ce que je veux pour la suite : on a les mêmes ambitions, les mêmes idées. C'est une équipe qui est en train de grandir. Elle est aujourd'hui devenue l'une des meilleures du peloton et je suis sûr qu'elle sera un jour la meilleure, donc pour moi, c'était un choix logique à faire". Evenepoel pourrait également parler de passage obligé pour lui qui ne souhaite qu'une seule chose : remporter tous les Grands Tours (il a déjà gagné la Vuelta) et pas qu'une fois.
Sous ses nouvelles couleurs, il fera d'ailleurs tout dès l'été prochain pour priver Tadej Pogacar d'un nouveau sacre sur la Grande Boucle, aidé de Florian Lipowitz, 3e de la dernière édition. "L'objectif, c'est de gagner le Tour de France, pour moi personnellement mais aussi pour toute l'équipe (...) C'est mieux pour moi d'être à deux coureurs très forts au départ qu'un seul (...) surtout avec un Tadej Pogacar qui est extraordinaire actuellement."
Evenepoel : "Seixas réussira de très grandes choses pour la France"
Lorsque le double champion olympique de Paris parle d'avenir, le nom de l'extra-terrestre slovène revient en effet très souvent dans son discours. Avec l'espoir de finir un jour par lui damer le pion. Et pour y parvenir, l'ancien champion du monde s'inspire du meilleur coureur de la planète lui-même.
"C'est extraordinaire de voir comment il fait ses courses, les gagne et les domine. J'essaye d'apprendre de ça et d'en retirer des leçons pour les prochaines courses sur lesquelles on va se retrouver et de toujours améliorer mon niveau (...) La plus grande motivation pour moi, c'est de rester avec lui et d'essayer de le battre au cours de la saison prochaine".
Une nouvelle année au cours de laquelle Evenepoel pourrait se frotter par ailleurs à l'émergence de la nouvelle pépite française Paul Seixas. Le Belge lui prédit un avenir radieux. "C'est vraiment impressionnant de voir un coureur français avec autant de talent (...) Il réussira de très grandes chances pour la France, c'est certain." A condition toutefois pour le successeur de Merckx dans le coeur des supporters belges de ne pas brûler les étapes. "Il doit prendre son temps, apprendre de gars comme Tadej, Primoz, Jonas ou moi-même. Et un jour les résultats suivront."














