Red Bull - Bora Hansgrohe : Evenepoel a « encore tellement à apprendre »

Red Bull - Bora Hansgrohe : Evenepoel a « encore tellement à apprendre »©Icon Sport, Media365
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Aurélie Sacchelli, Media365 : publié le jeudi 16 avril 2026 à 11h36

Dans une interview accordée à La Gazzetta dello Sport, Remco Evenepoel fait le bilan de ses premiers mois au sein de Red Bull - Bora Hansgrohe, où il a découvert un nouvel environnement. Mais le Belge de 26 ans rappelle que le cyclisme n'est pas toute sa vie et qu'il a parfois besoin de déconnecter.

Après sept saisons chez Quick Step, Remco Evenepoel a fait le grand saut l'hiver dernier en rejoignant Red Bull - Bora Hansgrohe. Après 23 jours de course et six victoires, le Belge établit un premier bilan dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport. Le coureur de 26 ans se dit ravi d'avoir découvert un nouvel environnement, qui le pousse dans ses retranchements. « Je veux devenir la meilleure version de moi-même, celle que je n'ai pas encore vue. Sur le vélo, et en tant que personne. J'ai encore tellement à apprendre. Je crois avoir une grande marge de progression et je pense être dans le bon environnement pour tenter d'atteindre mon objectif. Avec cette équipe, je découvre aussi de nouvelles choses sur moi-même ; c'était vraiment le bon moment pour un changement. Chaque course sera l'occasion de voir comment évolue cette évolution. Le changement d'entraîneur et de coéquipiers me motive encore plus, avant tout. Je dois évidemment parler davantage anglais. La communication, les échanges et les liens sont excellents à tous les niveaux de la préparation », reconnait le double champion olympique.

Evenepoel : "Le cyclisme n'est pas éternel"

Remco Evenepoel profite également de cette interview pour faire passer le message que le cyclisme ne doit pas tout représenter dans sa vie, faisant notamment référence à Simon Yates, qui a pris sa retraite en fin de saison dernière à la surprise générale, car il ne sentait plus aussi bien dans le cyclisme actuel. « Chacun a sa propre vision de la vie et de l'équilibre à trouver avec le cyclisme. Je suis professionnel à 200% quand c'est nécessaire. Mais il y a aussi des moments où je déconnecte, surtout à la maison avec ma femme, Oumi. Si je rentre de l'entraînement, elle me demande comment ça s'est passé et puis c'est tout, on ne parle plus de vélo. Quand on est trop concentré sur le vélo, on risque de perdre le contrôle de sa vie personnelle, explique Evenepoel. Le cyclisme n'est pas éternel. Être mari, père... c'est bien plus que ça. C'est comme ça que je vois les choses, et je dois dire que je retrouve cette philosophie dans l'équipe aussi. On est très sérieux, mais une fois le travail terminé, il faut savoir profiter de l'instant présent. Il ne faut pas l'oublier, et plus on apprécie les bons moments, mieux on gère les mauvais. » Des bons moments, le Belge espère en vivre lors du triptyque des classiques ardennaises auxquelles il va participer : l'Amstel Gold Race dimanche, la Flèche Wallonne le 22 et Liège-Bastogne-Liège le 26.

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