Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 10 mars 2026 à 16h14
Qu'il se rassure, le Français n'est pas le seul à abandonner devant l'intouchable Slovène. Il cite simplement cet exemple afin de faire un point sur sa carrière, forcément plus près de la fin que du début.
Julian Alaphilippe a fait ce qu'il a pu sur les Strade Bianche, où il se sentait bien mais a été rattrapé par la même évidence que tout le monde : "De ce que j'ai vu, ce n'est pas possible de suivre Tadej Pogacar. Je n'ai pas envie de bousiller une course en essayant de le faire." Voilà qui a le mérite d'être clair et surtout honnête, car beaucoup doivent penser la même chose sans forcément oser le dire.
"Je ne suis pas encore bon à jeter à la poubelle"
"Je ne voulais pas passer la zone rouge et essayer de faire le meilleur final possible", a-t-il exprimé lundi pour nos confrères d'Eurosport, à qui il a accordé une longue interview. En vue sur la deuxième étape de Tirreno-Adriatico mardi, dont il a finalement pris la 23e place, il regrettait déjà de s'être "un peu trop emballé" ce week-end : "J'ai vraiment voulu donner le maximum pour ne pas avoir de regrets, même si la raison aurait voulu que je me mette à mon rythme. Mais j'ai voulu suivre et je suis resté un peu trop longtemps dans cette zone rouge, ça m'a coûté cher."
Le champion du monde 2020 et 2021 ne le nie pas, il a encore du mal à se dire que c'est difficile pour lui de suivre les meilleurs dans ce genre d'efforts. Même avec Paul Seixas, à qui il a dû laisser la place : "Gérer, c'est un peu contre nature, mais c'est devenu tellement dur de gagner les courses que si on ne prend pas ce genre de décision, on disparait des classements." A 33 ans, il ne joue plus la gagne de manière régulière, mais il réussit encore à mener quelques coups au bout comme sur le Grand Prix de Québec en fin de saison passée : "Je sais que je ne suis pas encore bon à jeter à la poubelle." Il espère une victoire d'étape sur Tirreno-Adriatico, il a donc tenté mardi mais a dû se résoudre à l'évidence. Et il pense déjà aux Mondiaux, qui devraient être ses derniers si jamais il est sélectionné : "Thomas Voeckler sait qu'il peut toujours compter sur moi."














