Pogacar, « ce n'est pas normal »... même pour ses coéquipiers !

Pogacar, « ce n'est pas normal »... même pour ses coéquipiers ! ©Icon Sport, Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le vendredi 02 mai 2025 à 14h00

Encore épatant lors des classiques, Tadej Pogacar impressionne tout le peloton, mais aussi ses coéquipiers d'UAE Team Emirates. Comme Juan Ayuso, pour qui le Slovène est « le Messi du cyclisme ».

Tadej Pogacar n'a pas fait que rafler un joli pactole lors des classiques. Vainqueur des Strade Bianche, du Tour des Flandres, de la Flèche Wallonne et de Liège-Bastogne-Liège, mais aussi deuxième de Paris-Roubaix, pour sa toute première participation, de l'Amstel Gold Race, et troisième de Milan-San Remo, il a encore impressionné tout le peloton, et même Lance Armstrong. A tel point que le Slovène créerait même « une sorte de psychose » chez ses adversaires...

Troisième de Liège-Bastogne-Liège, l'Irlandais Ben Healy (EF Education - EasyPost) estime ainsi que Pogacar est « sur une autre planète ». Et les coéquipiers du triple vainqueur du Tour de France au sein de l'UAE Team Emirates pensent peu ou prou la même chose... C'est le cas du jeune Espagnol Juan Ayuso, interrogé par Wieler Revue avant le début du Tour d'Italie, programmé vendredi prochain.

« Tout est un peu plus facile pour lui »

Un Giro lors duquel il veut « devenir un meilleur grimpeur, pour réduire l'écart avec des gars comme Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel et Primoz Roglic. » Mais pourquoi ne cite-t-il pas son leader ? « Je n'ai pas mentionné Pogacar, parce que si je dis que je veux être meilleur que lui, on va avoir droit à un cirque médiatique », plaisante-t-il ensuite.

Avant de s'attarder un peu sur « Pogi », qui est « le leader incontesté de l'équipe. Tout est un peu plus facile pour lui, avoue-t-il encore en rigolant. C'est tout simplement le meilleur coureur du monde. Tout paraît facile avec lui. Des amis en dehors du cyclisme me demandent si c'est normal d'être aussi fort. Non, ce n'est pas normal. »

Le Catalan ose ensuite une comparaison footballistique : « Ce qu'il fait, c'est comme quand Lionel Messi dribble tout le monde comme s'il n'y avait personne. Avec Messi, tout paraît facile. Et en cyclisme, Tadej est notre Messi. » Difficile de faire plus élogieux...

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